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Actualités - Reportages

Kofi Annan : agissons ensemble et obtenons des résultats

Plus de 150 chefs d’État et de gouvernement sont attendus au Sommet du millénaire à New York. Les présidents Fidel Castro, Saddam Hussein et le colonel Mouammar Kadhafi n’y participeront pas. «L’assemblée du millénaire marquera pour les dirigeants du monde entier un moment unique à saisir : celui de porter leur regard au-delà des préoccupations les plus pressantes et d’essayer de voir quelle serait l’Onu qu’ils souhaiteraient et seraient disposés à soutenir au siècle prochain». Tel est le message du secrétaire général de l’Onu, M. Kofi Annan, aux dirigeants de la planète lors de l’Assemblée générale intitulée «Nous, les peuples, le rôle de l’Onu au XXIe siècle», qui se tiendra au siège des Nations unies, à New York, du 6 au 8 septembre. D’une portée symbolique et exceptionnelle, le sommet sera le plus vaste rassemblement de dirigeants mondiaux jamais convoqué. Il offrira aux 188 États membres une occasion historique d’examiner les défis du nouveau siècle : mondialisation rapide, conflits instables, génocide et nettoyage ethnique, promotion du développement, lutte contre la pauvreté et le sida, accès à une éducation de base à tous les garçons et les filles sur un pied d’égalité, maîtrise des changements climatiques, renforcement des opérations de la paix des Nations unies et accroissement du rôle de l’Onu face aux défis du XXIe siècle. Pour le secrétaire général de l’Onu, il est indispensable que le Sommet du millénaire permette aux participants de «réaffirmer leur attachement moral» aux principes énoncés dans la Charte des Nations unies et de donner un nouvel élan politique à la coopération internationale. Dans son rapport publié le 3 avril, le secrétaire général a résumé les principaux problèmes auxquels le monde devra faire face au cours du prochain millénaire. Il a proposé un plan visant à guider l’action de la communauté internationale pour que tous les peuples de la planète puissent profiter des bienfaits de la mondialisation. Il a demandé aux dirigeants mondiaux de s’engager à atteindre un certain nombre d’objectifs d’ici à l’année 2015. Le secrétaire général a invité les chefs d’État et de gouvernement qui assisteront au sommet à se saisir de l’occasion pour signer, ratifier et accéder aux principaux instruments internationaux auxquels ils ne sont pas encore parties. On en compte plus de 500. Il a attiré leur attention sur 25 instruments de base représentatifs des objectifs fondamentaux des Nations unies. Il s’agit notamment de conventions concernant les mines antipersonnel, la Cour pénale internationale, les droits fondamentaux des femmes et des enfants et les changements climatiques. Une réunion du Conseil de sécurité au niveau des chefs d’État se tiendra durant le sommet pour mettre l’accent sur les problèmes du maintien de la paix, surtout en Afrique. Les débats du Conseil s’inspireront des travaux d’un groupe spécial des Nations unies présidé par M. Lakhdar Brahimi, auquel le secrétaire général a donné mission d’examiner les moyens de renforcer les opérations de maintien de la paix dont le rapport a été publié fin août. Rénover l’organisation D’autre part, le Conseil économique et social tiendra une réunion officieuse et de haut niveau pour examiner les résultats de sa récente session sur la technologie de l’information et les moyens de combler le «fossé informatique» qui sépare les pays riches des pays pauvres. Dans son rapport, le secrétaire général a lancé plusieurs projets relatifs à la technologie de l’information en tant qu’exemples du type de partenariats novateurs entre secteur public et secteur privé où l’Onu pourrait jouer un rôle de catalyseur. L’Orient-Le Jour a rencontré au siège de l’Onu le conseiller au Cabinet du secrétaire général de l’Onu, M. John Ruggie, ancien doyen de l’École des affaires internationales et publiques de Columbia University. Dès 1997, le professeur Ruggie a assisté le coordonnateur exécutif pour la réforme des Nations unies à préparer le rapport final contenant les propositions de réformes intitulé «Rénover l’organisation des Nations unies un programme de réformes». «Le sommet, proposé par le secrétaire général dans son rapport de 1997, a été officiellement convoqué et décidé en décembre 1988 par l’Assemblée générale», a-t-il expliqué. Prié de parler de la réforme du Conseil de sécurité, M. Ruggie a précisé : «C’est un sujet qui concerne les États membres. Ils doivent en discuter et prendre des décisions. Le secrétaire général a voulu qu’ils se saisissent de l’occasion pour renforcer l’efficacité et la légitimité du Conseil en s’engageant dans un processus de réformes. Ce qui veut dire trois choses : son élargissement, un changement de la méthode de travail et une plus grande transparence pour les autres États membres. Beaucoup de travail du Conseil se passe à huis clos. Il est aussi prévu que le sommet adoptera un document final qui devra être “endossé” par les participants». Le sommet sera coprésidé par le président de la Namibie Sann Nujoma – dont le pays assume la présidence de la cinquante-quatrième session de l’Assemblée générale – et par la présidente de la Finlande Tarja Halonen, dont le pays assumera la présidence de la cinquante-cinquième session de l’Assemblée générale qui s’ouvre le 5 septembre. Le Sommet du millénaire sera composé de séances plénières et de quatre rondes composées conformément aux répartitions géographiques équitables. Elles seront présidées par M. Goh Chok Tong, Premier ministre de Singapour (groupe des États d’Asie), M. Aleksander Kwasniewski, président de la Pologne (groupe des États d’Europe orientale), M. Hugo Rafael Chavez Frias, président du Venezuela (groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes), et M. Abdelaziz Bouteflika, président de l’Algérie (groupe des États d’Afrique). Nouveau siècle, nouveaux défis : «Agissons et obtenons des résultats» est l’appel lancé par Kofi Annan. Seule une organisation forte permettra de résoudre tous les problèmes. Toutes ces propositions, souligne le secrétaire général, s’inscrivent dans le contexte de la mondialisation, laquelle doit devenir une force positive pour tous les peuples du monde et servir à bâtir un avenir meilleur pour l’humanité entière dans toute sa diversité.
Plus de 150 chefs d’État et de gouvernement sont attendus au Sommet du millénaire à New York. Les présidents Fidel Castro, Saddam Hussein et le colonel Mouammar Kadhafi n’y participeront pas. «L’assemblée du millénaire marquera pour les dirigeants du monde entier un moment unique à saisir : celui de porter leur regard au-delà des préoccupations les plus pressantes et d’essayer de voir quelle serait l’Onu qu’ils souhaiteraient et seraient disposés à soutenir au siècle prochain». Tel est le message du secrétaire général de l’Onu, M. Kofi Annan, aux dirigeants de la planète lors de l’Assemblée générale intitulée «Nous, les peuples, le rôle de l’Onu au XXIe siècle», qui se tiendra au siège des Nations unies, à New York, du 6 au 8 septembre. D’une portée symbolique et exceptionnelle, le sommet...