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Actualités - Chronologie

Les palestiniens évoquent le report de la proclamation de l'Etat

Les responsables palestiniens évoquent de plus en plus ouvertement le report de la proclamation de leur État, fixée initialement pour le 13 septembre, pour permettre un déblocage des négociations avec Israël. Les 129 membres du Conseil central de l’OLP (CCOLP) doivent se réunir samedi et dimanche pour se prononcer sur le maintien de la date du 13 septembre ou sur une nouvelle échéance pour l’indépendance palestinienne. Mais des personnalités proches du président palestinien Yasser Arafat ont multiplié depuis quelques jours les déclarations dans le sens d’un report, tant l’échéance du 13 septembre pour un règlement de paix définitif paraît impossible à respecter, compte tenu des profondes divergences entre les deux parties sur le statut de Jérusalem. À Strasbourg, le président du Conseil législatif palestinien (Parlement) Ahmed Qoreï a annoncé hier que les dirigeants palestiniens étaient prêts à un report si cela pouvait faire avancer le processus de paix. «Si le processus de paix nécessite plus de temps, nous sommes prêts à lui donner plus de temps», a expliqué aux journalistes M. Qoreï. Les Palestiniens pourraient de nouveau reporter la proclamation de leur État en vue du recouvrement de davantage de territoires ou de l’organisation d’un nouveau sommet de paix israélo-palestinien, après l’échec de celui de Camp David (11-25 juillet), a affirmé hier à la presse à Gaza le président du CCOLP Salim Zaanoun. «Le report est permis s’il vise à obtenir davantage de territoires, sans toutefois porter atteinte à la cause palestinienne», a-t-il estimé. M. Arafat devait initialement proclamer l’État palestinien en mai 1999, à l’expiration des accords intérimaires d’Oslo de 1993, mais avait renoncé sous d’intenses pressions internationales, en particulier américaines. Le président palestinien n’a guère rencontré de soutien à une proclamation le 13 septembre lors de sa tournée dans une vingtaine de pays depuis le sommet de Camp David, alors qu’Israël a prévenu qu’une déclaration unilatérale tuerait le processus de paix. Selon M. Zaanoun, nombre de Palestiniens préfèreraient que la proclamation ait lieu le 15 novembre, date de la déclaration symbolique de l’indépendance palestinienne, à Alger en 1988. «Mais cette proposition a été rejetée à la dernière réunion du CCOLP en juillet», a-t-il rappelé. À l’issue d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe au Caire, le chef du département politique de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) Farouk Kaddoumi a déclaré lundi qu’il ne pensait pas qu’un État palestinien serait proclamé le 13 septembre, estimant que cette échéance «n’était pas une date sacrée». «Il y a toujours lieu de poursuivre les négociations, et tant que cela se poursuit, je ne pense pas qu’il y aura quelque chose le 13 septembre», avait-il ajouté. Un proche de M. Arafat, le ministre chargé des Affaires parlementaires de l’Autorité palestinienne Nabil Amr, avait pour sa part affirmé le 31 août que le report «serait une idée acceptable».
Les responsables palestiniens évoquent de plus en plus ouvertement le report de la proclamation de leur État, fixée initialement pour le 13 septembre, pour permettre un déblocage des négociations avec Israël. Les 129 membres du Conseil central de l’OLP (CCOLP) doivent se réunir samedi et dimanche pour se prononcer sur le maintien de la date du 13 septembre ou sur une nouvelle échéance pour l’indépendance palestinienne. Mais des personnalités proches du président palestinien Yasser Arafat ont multiplié depuis quelques jours les déclarations dans le sens d’un report, tant l’échéance du 13 septembre pour un règlement de paix définitif paraît impossible à respecter, compte tenu des profondes divergences entre les deux parties sur le statut de Jérusalem. À Strasbourg, le président du Conseil législatif...