Après un demi-siècle de domination des clubs du nord du pays, Rome est en passe de devenir la capitale du football italien, l’AS Rome et le tenant du titre, la Lazio, ayant investi des sommes astronomiques dans les meilleurs joueurs disponibles sur le marché des transferts. Les deux équipes de la ville éternelle se sont, en effet, dotées d’un effectif particulièrement riche dans tous les domaines, s’offrant un banc de touche de luxe qui assurera à leurs entraîneurs une marge de manœuvre considérable dans le choix des titulaires. Ainsi, la Lazio, après avoir conquis en juin dernier son premier titre de champion d’Italie en 24 ans, a dépensé sans compter pour renforcer encore ses rangs. Son président Sergio Cragnotti n’a pas hésité à débourser 57 millions d’euros pour arracher l’attaquant argentin Hernan Crespo à Parme (D1 italienne), le deuxième plus gros transfert de l’histoire du football derrière celui du Portugais Luis Figo, acheté 61,7 millions d’euros par le Real Madrid à son éternel rival du FC Barcelone. Claudio Lopez, un autre Argentin évoluant au FC Valence, et le Néerlandais Boudewijn Zenden (Barcelone) ont rejoint eux aussi les rangs des champions d’Italie. Mieux que Coca-Cola Sergio Cragnotti est l’un des premiers présidents de clubs italiens à avoir accordé tant d’importance à la valeur marchande du football moderne, le comparant à une grande entreprise. «Même Coca-Cola ne possède pas trois milliards de consommateurs comme le football. Je dépense beaucoup d’argent, car j’ai été le premier à porter cette discipline sur le marché», avait dit récemment l’homme d’affaires dont le club est un des deux d’Italie, avec l’AS Rome, à être coté en bourse. De son côté, la Roma, qui souhaite en finir avec la supériorité des frères ennemis de la Lazio, 2e en 1998-99 et 1er en 1999-2000, s’est montrée très active, réussissant à engager la grande star argentine Gabriel Batistuta pour un peu plus de 36 millions d’euros, troisième transfert du Calcio et cinquième de tous les temps. Avec Batigol, deuxième meilleur marqueur du Calcio la saison passée (23 buts), la formation de Fabio Capello possède une redoutable force de frappe, qui lui a souvent fait défaut dans les matches-clé en 1999-2000. Mais la campagne de recrutement du président Franco Sensi ne s’est pas arrêtée là. Le plus riche Considéré comme l’un des plus riches présidents de clubs de série A, avec des affaires dans le pétrole et la propriété d’une chaîne hôtelière, il a mis à la disposition de Fabio Capello des internationaux de grand talent, tels le Brésilien Emerson et l’Argentin Walter Samuel, tous deux 24 ans, l’Uruguayen Guigou, 25 ans, qui formeront ainsi une ossature de tout premier ordre, avec les vedettes déjà en place. Conscient de l’importance financière du football, Franco Sensi a aussi fait entrer son club en bourse cette année. Depuis la création du championnat d’Italie en 1898, la Juventus de Turin (25 titres), le Milan AC (16 titres), l’Inter Milan (13 titres), Gênes (9 titres), Torino (7 titres), tous des clubs du nord du pays ont trusté les honneurs du scudetto, le titre de champion de football. Cette saison, dans le sillage du titre de la Lazio et grâce à des transferts de grande qualité, les deux équipes de la capitale se présentent sur la ligne de départ avec des chances accrues de succès et la volonté affirmée de battre les équipes du nord pour remporter le scudetto et la Coupe d’Italie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après un demi-siècle de domination des clubs du nord du pays, Rome est en passe de devenir la capitale du football italien, l’AS Rome et le tenant du titre, la Lazio, ayant investi des sommes astronomiques dans les meilleurs joueurs disponibles sur le marché des transferts. Les deux équipes de la ville éternelle se sont, en effet, dotées d’un effectif particulièrement riche dans tous les domaines, s’offrant un banc de touche de luxe qui assurera à leurs entraîneurs une marge de manœuvre considérable dans le choix des titulaires. Ainsi, la Lazio, après avoir conquis en juin dernier son premier titre de champion d’Italie en 24 ans, a dépensé sans compter pour renforcer encore ses rangs. Son président Sergio Cragnotti n’a pas hésité à débourser 57 millions d’euros pour arracher l’attaquant argentin Hernan...