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Actualités - Reportages

Place de l'Etoile et Mi-Chaud : on nous a traités de fous

«J’ai décidé d’ouvrir un restaurant au centre-ville il y a huit ou neuf mois, quand il n’y avait personne ici, à part l’armée et les ouvriers, on m’a traité de fou». L’histoire de Nassim Haddad, propriétaire du café-restaurant Place de l’Étoile, ressemble beaucoup à celle de l’un de ses concurrents, Mi-Chaud. «Au début, j’étais tout seul, avec pour seuls clients les ouvriers syriens du bâtiment qui achetaient mes manakichs le matin», explique Michel Afif qui, outre sa boutique de sandwichs, dirige aujourd’hui un café-trottoir rue Maarad. Pour les deux hommes, l’installation au centre-ville comportait un réel risque. L’un s’est fortement endetté pour réaliser son projet et l’autre a choisi de placer son argent dans un métier nouveau pour lui. «J’ai hypothéqué ma maison, ma pâtisserie de Broumana et une autre propriété à la montagne pour ouvrir ce restaurant. Je voulais absolument m’installer au centre-ville», dit M. Haddad, qui parle d’un investissement en centaines de milliers de dollars, sans préciser le montant. Quant à M. Afif, il comptait au départ lancer un supermarché, une activité qu’il connaît bien pour l’avoir pratiquée au Canada. Mais faute de trouver au Liban un projet convaincant, il a préféré se lancer dans une aventure nouvelle, pour un petit investissement initial de 60 000 dollars. Le succès aidant, la boutique de livraison de sandwichs a permis de doubler la mise. Il est désormais à la tête d’une deuxième boutique : un petit restaurant qui lui a coûté 150 000 dollars. Résultats ? «Ça marche», répondent les deux hommes.
«J’ai décidé d’ouvrir un restaurant au centre-ville il y a huit ou neuf mois, quand il n’y avait personne ici, à part l’armée et les ouvriers, on m’a traité de fou». L’histoire de Nassim Haddad, propriétaire du café-restaurant Place de l’Étoile, ressemble beaucoup à celle de l’un de ses concurrents, Mi-Chaud. «Au début, j’étais tout seul, avec pour seuls clients les ouvriers syriens du bâtiment qui achetaient mes manakichs le matin», explique Michel Afif qui, outre sa boutique de sandwichs, dirige aujourd’hui un café-trottoir rue Maarad. Pour les deux hommes, l’installation au centre-ville comportait un réel risque. L’un s’est fortement endetté pour réaliser son projet et l’autre a choisi de placer son argent dans un métier nouveau pour lui. «J’ai hypothéqué ma maison, ma pâtisserie...