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Actualités - Chronologie

Un discours bien accueilli par les observateurs

Le discours de George W. Bush pour son acceptation de l’investiture républicaine en vue de l’élection présidentielle a été dans l’ensemble bien accueilli par les observateurs politiques, certains le qualifiant de magnifique et d’autres le décrivant comme étant adéquat. «J’ai trouvé que c’était l’un des discours les plus forts que j’aie jamais entendu. Bush a démontré qu’il était le fils de son père mais l’héritier politique de (l’ancien président) Ronald Reagan», a dit Peter Robinson, partisan déclaré de Bush qui écrivait les discours de Reagan et du père de Bush, l’ancien président George Bush. Red Antczak, professeur de rhétorique de l’université de l’Iowa, a été, lui, nettement moins impressionné. «Ce n’était pas mauvais mais c’était un peu désordonné. Une partie du discours semblait avoir trop été répétée et manquait de passion. Il (...) a semblé presque désengagé à certains moments», a-t-il noté. Le sondeur John Zogby a trouvé le discours «brillamment écrit mais la prestation tout juste convenable». Le discours était crucial pour Bush pour effacer des doutes persistants sur sa capacité à être président et démontrer qu’il possède les idées et le poids intellectuel pour le poste. L’allocution de 51 minutes s’est révélée un alliage d’envolées de rhétorique et de railleries à l’encontre du président Bill Clinton et du vice-président Al Gore, son adversaire démocrate à l’élection du 7 novembre. L’historien de l’université américaine Allan Lichtman a estimé que le discours aurait pu être prononcé par un démocrate centriste avec seulement quelques révisions mineures. «Il a plus parlé de combattre les discriminations que de réduire les impôts et davantage d’aider les sans-abri que de mettre fin à l’avortement», constate-t-il. Ce n’est pas le genre de discours qui pourrait changer la face de l’élection parce qu’il lui manquait un angle. La plupart des Américains pourraient être d’accord avec presque tout ce que Bush a dit». Bush n’a en fait consacré dans son discours qu’un seul paragraphe à l’avortement dans lequel il reconnaît que «les gens bien» peuvent être en désaccord sur la question et a promis de mettre fin aux interruptions tardives de grossesses. Image modérée Le principal thème du discours était un engagement à honorer la promesse faite à la génération du baby boom que Clinton a gâchée et trahie selon lui et à utiliser la prospérité du pays pour faire le bien. «Nous devons nous confronter aux problèmes difficiles, aux menaces pour notre sécurité nationale, aux menaces pour notre santé et pour la sécurité de nos retraites, avant que les défis de notre temps se transforment en crises pour nos enfants, a dit Bush. Et nous amènerons la promesse de la prospérité jusque dans chaque recoin oublié de ce pays». Mais la prudence a dominé le discours de Bush qui ne s’est pas aventuré trop loin dans aucun des sujets. «Bush est un favori essayant de projeter une image modérée. Il a les conservateurs derrière lui et il essaie donc de rassembler au centre», note Daniel Hallin, professeur de communication à l’université de San Diego. Mais Hallin n’a pas non plus été très impressionné. Il trouve que c’était «un peu flasque, un peu pâle, un peu ennuyeux». En fait, le discours de Bush s’est révélé être l’étrange reflet de celui prononcé par le candidat démocrate Bill Clinton en 1992, qui débutait par une vidéo présentant le futur président comme «l’homme de l’espoir». Bush a été introduit par une vidéo le décrivant comme «l’homme de Midland», ville pétrolière de l’ouest du Texas. Le professeur de sciences politiques de l’université de St-Louis, Joel Goldstein, estime néanmoins que Bush a fait ce qu’il devait. «Il a essayé de projeter de lui l’image d’un homme avec des idées et une vision et il y avait suffisamment de détails et suffisamment de poids pour appuyer sa candidature». Son collègue de l’université de Dartmouth, Dean Spiliotes, renchérit : «Je ne savais pas à quoi m’attendre sur son discours mais je l’ai trouvé plutôt bon. C’était un bon équilibre d’envolées de rhétorique, de politiques et de critiques à l’encontre de l’opposition», dit-il.
Le discours de George W. Bush pour son acceptation de l’investiture républicaine en vue de l’élection présidentielle a été dans l’ensemble bien accueilli par les observateurs politiques, certains le qualifiant de magnifique et d’autres le décrivant comme étant adéquat. «J’ai trouvé que c’était l’un des discours les plus forts que j’aie jamais entendu. Bush a démontré qu’il était le fils de son père mais l’héritier politique de (l’ancien président) Ronald Reagan», a dit Peter Robinson, partisan déclaré de Bush qui écrivait les discours de Reagan et du père de Bush, l’ancien président George Bush. Red Antczak, professeur de rhétorique de l’université de l’Iowa, a été, lui, nettement moins impressionné. «Ce n’était pas mauvais mais c’était un peu désordonné. Une partie du...