Money money. Intéressante équation de deux chercheurs australiens. Kieran Hogan et Kevin Norton ont calculé que l’Australie devait gagner 14 médailles d’or, 15 d’argent et 33 de bronze aux JO de Sydney pour compenser les investissements réalisés dans la préparation des athlètes sélectionnés. Ils se basent sur un barème de leur invention tenant compte des résultats du sport national entre 1976 et 1998 en fonction du budget alloué sur la même période à l’Institut national du sport australien. Pour les deux hommes de chiffres, un investissement de 22 millions de dollars US doit rapporter une médaille d’or contre 4,5 millions pour l’argent ou le bronze. On imagine le problème posé aux petits élèves : combien le pays obtiendra-t-il de médailles aux Jeux si l’État dépense la somme de x millions en installations et encadrement ? Plus fort que les robinets. Explication sur le terrain. Le début de commencement de polémique entre deux sauteurs en longueur, l’Australien Jai Taurima et l’Américain Savante Stringfellow, s’est réglé sur le terrain. Taurima avait eu une parole malheureuse en expliquant que les athlètes noirs américains allaient être défavorisés aux JO en raison du froid relatif de la saison. Cela n’avait pas plu à la délégation d’athlétisme des États-Unis. Réponse sur le terrain : lors d’une rencontre préolympique au Nudgee College de Brisbane, dimanche, Stringfellow a sauté 8,23 m, Taurima 8,13 m. Il faisait 17 degrés. L’Américain a ensuite expliqué qu’il avait déjà sauté, dans l’Idaho par exemple, par des températures beaucoup plus basses. Les deux athlètes se sont ensuite serré la main. Ils ne sont plus en froid. Mieux vaut prévenir. Tous les sportifs de la République dominicaine sélectionnés pour les Jeux olympiques de Sydney ont dû se soumettre à un contrôle antidopage. Les instances sportives de Saint-Domingue ne tiennent pas en effet à voir se reproduire l’humiliation des Jeux panaméricains de Winnipeg-99, lorsque leur sauteuse en hauteur Juana Arrendel avait dû rendre sa médaille d’or pour avoir été contrôlée positive. Une haltérophile, Guillermina Candelario, a d’ailleurs été exclue de la délégation dominicaine pour les JO pour avoir été contrôlée positive, alors qu’elle s’entraînait en Hongrie, a rappelé le médecin chef de l’équipe, Abundio Nieman. Campagne anti-Nike. Un groupe de défense des droits de l’homme – Community Aid Abroad-Oxfam (CAAO) – dénonce l’exploitation par Nike des travailleurs dans ses usines d’Indonésie et vient demander aux athlètes sous contrat avec le fabricant de repenser leur partenariat. Dans un rapport rendu public hier, la CAAO affirme que Nike paie ses ouvriers à peine un dollar par jour et menace de sanctions toute tentative d’action syndicale. Y figure le témoignage d’un ancien footballeur américain, Jim Keady, qui a vécu un mois la vie d’un employé indonésien de Nike. «On peut survivre, dit-il, pas vivre». Tim Connor, l’auteur du rapport, demande aux athlètes sponsorisés par Nike de prendre exemple sur Keady : «Prenez connaissance de la situation des ouvriers qui travaillent pour Nike, puis discutez avec la marque de votre contrat de sponsorisation». Aux Jeux, plus de 1 000 athlètes de tous pays sont sous contrat Nike. Délégation maltaise. Malte sera représentée par sept athlètes, dont trois femmes, aux JO d’été de Sydney pour sa 6e participation d’affilée depuis la 12e olympiade à Moscou et la 11e depuis les JO de 1928 à Amsterdam (Pays-Bas). L’équipe maltaise sera composée de Laurie Pace (judo, - 57kg), Frans Pace (tir, fosse), Mario Aquilino (voile, laser), Mario Bonello (athlétisme, 100 ou 200 m), Sue Spiteri (athlétisme, 100 m), John J. Tabone (natation, 4x100m individuel 4 nages) et Angela Galea (natation, 100 m papillon).
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