Le passage de l’enfance à l’âge adulte n’est pas un cap facile. Il représente une étape difficile à vivre et même à comprendre. Et ceci autant pour les parents que les adolescents eux-mêmes. Il s’agit d’une période de transformations profondes, autant physiques que psychologiques. L’enfant d’hier acquiert d’autres modes de pensée, se perçoit et perçoit les autres différemment, développe d’autres réactions affectives et sociales en élargissant ses centres d’intérêt. La «crise d’adolescence» provient du fait que l’enfant d’hier éprouve la nécessité de changer sa façon d’être tout en devant s’adapter aux transformations de son propre corps. Il est forcé de passer par là pour sortir de l’enfance. La crise représente ce dur travail d’adaptation et les difficultés inhérentes pour y parvenir. Les conduites d’opposition, les conflits, l’apathie, la violence ne sont que les manifestations de cette lutte intérieure qui conduira finalement à la maturation. Si le jeune aborde cette étape dans un environnement compréhensif et souple, les changements s’opèrent efficacement et sans drames. Il peut faire face aux changements, puisque les proches adultes agiront en toute connaissance de cause. N’empêche qu’une crise d’adolescence, même sans turbulences pénibles, est une souffrance qui se manifeste par des réactions fatigants autant pour l’adolescent lui-même que pour son entourage. Toutes les conduites négatives (échec scolaire, attaques d’autodestruction, telles que boulimie, anorexie, apathie, malpropreté ou négligence vestimentaire) sont des signes de détresse et d’alarme pour l’entourage. Parfois, l’adolescent se cantonne dans une conduite d’évitement, en se maintenant dans une situation d’infantilisation. Le risque là serait que la fameuse crise survienne bien plus tard ou alors qu’il demeure, pour de bon, dans une situation de dépendance infantile avec la famille. Pour le psychologue, la période d’adolescence est le révélateur de la qualité de ce qui l’a précédée. Surtout durant la première enfance.
Le passage de l’enfance à l’âge adulte n’est pas un cap facile. Il représente une étape difficile à vivre et même à comprendre. Et ceci autant pour les parents que les adolescents eux-mêmes. Il s’agit d’une période de transformations profondes, autant physiques que psychologiques. L’enfant d’hier acquiert d’autres modes de pensée, se perçoit et perçoit les autres différemment, développe d’autres réactions affectives et sociales en élargissant ses centres d’intérêt. La «crise d’adolescence» provient du fait que l’enfant d’hier éprouve la nécessité de changer sa façon d’être tout en devant s’adapter aux transformations de son propre corps. Il est forcé de passer par là pour sortir de l’enfance. La crise représente ce dur travail d’adaptation et les difficultés inhérentes pour...
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