Papy de l’espace en orbite pour son dernier film («space Cowboys»), Clint Eastwood, vedette de l’ouverture du 26e festival du cinéma américain de Deauville, a annoncé qu’en dépit d’une carrière de plus d’un demi-siècle, la retraite ne figurait pas encore sur son agenda. Flanqué de ses trois partenaires, James Garner, 72 ans, Donald Sutherland, 65 ans, et du cadet du lot, Tommy Lee Jones, 52 ans, l’ex-inspecteur Harry, 70 ans, a présenté à Deauville, quelques jours après la Mostra de Venise, son dernier film en tant que réalisateur (le 22e de sa carrière), dont la sortie française est prévue mercredi 6 septembre. Space Cowboys raconte comment, un demi-siècle après leurs exploits de jeunesse, quatre astronautes vétérans de la Nasa se voient offrir une seconde chance d’aller dans l’espace, pour tenter d’arrêter la chute folle d’un satellite incontrôlable. «J’essaie de faire coïncider mes rôles avec mon âge, il faut essayer de tirer le meilleur parti du processus irréversible du vieillissement», a déclaré le réalisateur et comédien lors d’une rencontre avec la presse. Et de préciser qu’avec Space Cowboys, il n’a pas eu à ménager la coquetterie de ses partenaires «parce que aucun d’entre eux n’est du genre à vouloir masquer les ans avec du maquillage ou porter une moumoute». «Nous ne sommes pas animés par un quelconque sentiment de revanche, il n’y a aucun complexe de supériorité, mais le simple désir de prouver qu’on peut encore servir à quelque chose avec tous nos kilomètres au compteur et le nombre de films qu’on a tournés», ajoute-t-il. Eastwood, qui est devenu à nouveau père il y a cinq ans, a estimé que de ses multiples casquettes (il est aussi producteur à ses heures et compose parfois des chansons pour ses propres films), celle de père «est probablement une des plus délicates»: «J’ai été à nouveau confronté à la paternité à un moment de la vie où un homme pense normalement plutôt à s’installer sur une chaise longue afin de contempler tranquillement un coucher de soleil, j’ai davantage l’impression d’être dans la position d’un grand-père». Mais, plaide le comédien, «faire l’acteur aide à préserver une certaine jeunesse, c’est une activité où on peut jouer et s’amuser pendant longtemps, cela conserve sans doute». Des projets sur le feu Clint Eastwood reconnaît qu’il a souffert jadis du relatif mépris dans lequel il a été tenu, aux États-Unis en particulier : «J’ai été mieux apprécié en Europe, où on m’a reconnu comme un auteur à part entière, mais je n’ai jamais fait grand cas de la critique, mon seul objectif a été de faire des films de mon mieux et de poursuivre sur ce chemin». «J’ai eu de la chance de faire un métier que j’aime, bien évidemment, je ne peux pas nier que l’idée de retraite ne m’a pas effleuré à un moment ou à un autre, mais cela n’a jamais été un but comme cela a pu l’être pour mon père par exemple, qui ne songeait qu’à cela. Je ne peux ignorer que le temps passe mais j’ai toujours des projets sur le feu», dit-il. La responsabilité qu’il considère comme ayant été la plus dure au cours de son existence est celle de maire de Carmel, la petite localité californienne qu’il dirigea pendant une dizaine d’années dans les années 80. Affirmant en avoir fini avec la politique aujourd’hui, il observe une prudente réserve sur la campagne présidentielle américaine actuelle : «Je ne connais ni Bush ni Gore, je pense qu’il est facile de lâcher des formules à l’emporte-pièce», estime-t-il au sujet des propos sévères tenus il y a peu par Robert Altman à la Mostra de Venise sur George Bush Jr.
Papy de l’espace en orbite pour son dernier film («space Cowboys»), Clint Eastwood, vedette de l’ouverture du 26e festival du cinéma américain de Deauville, a annoncé qu’en dépit d’une carrière de plus d’un demi-siècle, la retraite ne figurait pas encore sur son agenda. Flanqué de ses trois partenaires, James Garner, 72 ans, Donald Sutherland, 65 ans, et du cadet du lot, Tommy Lee Jones, 52 ans, l’ex-inspecteur Harry, 70 ans, a présenté à Deauville, quelques jours après la Mostra de Venise, son dernier film en tant que réalisateur (le 22e de sa carrière), dont la sortie française est prévue mercredi 6 septembre. Space Cowboys raconte comment, un demi-siècle après leurs exploits de jeunesse, quatre astronautes vétérans de la Nasa se voient offrir une seconde chance d’aller dans l’espace, pour tenter...
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