Les craintes des supporteurs bordelais, nées d’un recrutement jugé trop peu ambitieux à l’intersaison, ont commencé à devenir réalité samedi soir sur le terrain de Bastia (2-0), lors de la deuxième journée du championnat de France. Après le décevant match nul concédé à domicile face à Metz (1-1) en ouverture, la défaite à Furiani a mis à nu l’inquiétant manque de force de frappe offensive d’une équipe qui a pourtant bâti sa réputation et ses succès sur ce secteur depuis trois ans. L’efficacité bordelaise reposait essentiellement sur l’audace et le talent de deux hommes, Sylvain Wiltord et Lilian Laslandes, les deux meilleurs buteurs de l’équipe d’Élie Baup depuis 1998. Or, ce dernier est pour le moment absent, blessé sérieusement à une cuisse. Quant au champion d’Europe, il est toujours entre deux eaux, ni à Bordeaux ni transféré, empêchant les dirigeants de se doter du ou des renforts indispensables. En conséquence, Christophe Dugarry, outre le fait qu’il n’est pas un pur buteur, se retrouve terriblement isolé à la pointe de l’attaque avec la lourde charge de faire tout seul la différence. L’international est pour l’instant peu aidé par le Belge Marc Wilmots, qui n’a pas encore fait oublier Johan Micoud dans le rôle de distributeur. Recruter d’urgence Résultat : l’ensemble de l’équipe a une fois de plus regretté le «manque de réalisme» des Girondins, à commencer par l’entraîneur Élie Baup, qui n’avait plus que le jeune Pascal Feindouno, encore trop tendre, pour essayer de remonter au score après le premier but bastiais (45e). Il n’y a certes pas encore de raisons de s’affoler. Si Bordeaux se retrouve 16e du classement à cinq points des leaders, la saison ne fait que commencer et Bastia, une des équipes en forme du début de championnat, n’a que rarement réussi aux Girondins ces dernières saisons. Au printemps dernier, c’est en Corse, après un décevant match nul concédé à la dernière minute de jeu, que les Bordelais avaient vu s’effondrer leur dernier espoir de qualification pour la Ligue des champions. Les dirigeants bordelais doivent maintenant d’urgence résoudre le cas Wiltord, afin de s’offrir les moyens financiers d’étoffer l’effectif avant qu’il ne soit trop tard pour rattraper le temps perdu, une spécialité girondine. Déjà, la saison dernière, les champions de France 1999 avaient manqué leur début de saison après une campagne de recrutement critiquée pour son manque d’envergure.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les craintes des supporteurs bordelais, nées d’un recrutement jugé trop peu ambitieux à l’intersaison, ont commencé à devenir réalité samedi soir sur le terrain de Bastia (2-0), lors de la deuxième journée du championnat de France. Après le décevant match nul concédé à domicile face à Metz (1-1) en ouverture, la défaite à Furiani a mis à nu l’inquiétant manque de force de frappe offensive d’une équipe qui a pourtant bâti sa réputation et ses succès sur ce secteur depuis trois ans. L’efficacité bordelaise reposait essentiellement sur l’audace et le talent de deux hommes, Sylvain Wiltord et Lilian Laslandes, les deux meilleurs buteurs de l’équipe d’Élie Baup depuis 1998. Or, ce dernier est pour le moment absent, blessé sérieusement à une cuisse. Quant au champion d’Europe, il est toujours...