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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Attention, les enfants regardent

Avec l’été, certaines personnes vivent les portes grandes ouvertes. C’est le cas de mes voisins; je précise cependant que cela ne relève pas – fort heureusement – d’une forme latente d’exhibitionnisme. Le phénomène est à imputer uniquement à la chaleur ! Jusqu’ici je croyais que le principe des «portes ouvertes» ne s’appliquait qu’aux universités et associations dans le contexte des «Public relations». Ou bien que l’on attribuait cette convivialité qualitative aux seules maisons pourtant qualifiées de... closes. «Portes ouvertes», donc, dans mon environnement immédiat et, partant de là, sans être voyeur – il vaut mieux ne pas l’être en pareil cas – j’ai découvert malgré moi une intimité très ouvertement proposée à mes regards. Le résultat est d’autant plus édifiant que je viens le partager avec vous. Il semble qu’à peine sortie du lit – peut-être même tout en y étant encore – une bonne partie de la population n’a qu’un seul et unique réflexe : non pas celui d’aller à la salle de bains, comme le ferait toute personne naturellement constituée, mais d’appuyer automatiquement sur le «remote control». Ce doit être cela la vie : l’arrivée d’images sonores que l’on regarde d’un œil distrait lorsqu’on est adulte, mais devant lequel on installe, comme pour s’en débarrasser et dans le souci évident d’avoir la paix – même à ce prix-là –, les gosses qui, dès lors, se transforment en objets inanimés. Avez-vous donc une âme ? Et que deviennent les gosses, sinon les victimes passives d’une culture abrutissante et insidieuse, dans laquelle la violence est toujours présente, jusque dans le plus inoffensif des dessins animés ? Cela commence dès le matin en non-stop car le soir, lorsque je rentre chez moi – et souvent tard –, les pauvres zombies sont toujours là, scotchés devant le monstre. Qui me dira où est passé le «remote control» ? P.S. Attention, les enfants regardent, film de Serge Leroy avec Alain Delon.
Avec l’été, certaines personnes vivent les portes grandes ouvertes. C’est le cas de mes voisins; je précise cependant que cela ne relève pas – fort heureusement – d’une forme latente d’exhibitionnisme. Le phénomène est à imputer uniquement à la chaleur ! Jusqu’ici je croyais que le principe des «portes ouvertes» ne s’appliquait qu’aux universités et associations dans le contexte des «Public relations». Ou bien que l’on attribuait cette convivialité qualitative aux seules maisons pourtant qualifiées de... closes. «Portes ouvertes», donc, dans mon environnement immédiat et, partant de là, sans être voyeur – il vaut mieux ne pas l’être en pareil cas – j’ai découvert malgré moi une intimité très ouvertement proposée à mes regards. Le résultat est d’autant plus édifiant que je viens...