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Actualités - Chronologie

Astronomie Découverte de dix nouvelles planètes extrasolaires

Dix planètes en orbite autour d’étoiles semblables au Soleil ont été découvertes ces dernières semaines par plusieurs équipes d’astronomes, celles de l’Université de Californie à Berkeley et une de l’Observatoire de Genève notamment, ce qui porte à 48 le nombre de ces planètes extrasolaires – ou exoplanètes – détectées en cinq ans. Ces découvertes ont été annoncées et présentées hier à Manchester (Angleterre), lors de la première journée de la conférence de l’Union astronomique internationale (UAI) qui se tiendra jusqu’au 16 août. Tous ces objets de masse inférieure à treize fois celle de Jupiter, limite au-delà de laquelle ils sont classés naines brunes – étoiles «avortées», pas assez massives pour que les réactions thermonucléaires aient pu s’enclencher en leur cœur – ont été décelés indirectement, via les perturbations enregistrées dans le mouvement des étoiles (méthode dite «des vitesses radiales»). En août 1995, Michel Mayor et Didier Queloz, de l’Observatoire de Genève, annonçaient – première du genre – la découverte d’une planète en orbite autour d’une étoile de type solaire (c’est-à-dire : qui «brûle» son hydrogène) : 51 de la constellation de Pégase. Puis, c’était au tour de l’équipe de l’Université de Californie à Berkeley, dirigée par Geoffrey Marcy et Paul Butler, d’annoncer leur première découverte, suivie depuis de vingt-six autres. Ces deux équipes récidivent aujourd’hui. Celle de Berkeley annonce avoir détecté la présence de trois planètes autour d’étoiles de l’hémisphère boréal : HD12661, HD 92788 et HD 38529. La troisième a une période de 14,3 jours. Selon les chercheurs américains, cette planète de période aussi courte ne peut être seule responsable des perturbations de HD 38529. Il se pourrait donc que cette étoile possède un second compagnon, plus éloigné : une étoile sombre, une autre planète ou une naine brune. De son côté, après avoir annoncé, début mai, la découverte, quasiment d’un coup, de six exoplanètes, Michel Mayor et ses collègues révèlent en avoir détecté six nouvelles, dont une seconde autour de HD 83443, ce qui fait de cette étoile de la constellation des Voiles la deuxième connue à posséder un système planétaire (après Epsilon Andromedae, qui compte trois planètes). Les cinq autres accompagnent quatre étoiles de l’hémisphère austral également, HD 6434, HD 19994, HD 92788, HD 121504, plus une du ciel boréal, HD 190228. Conformément à la quasi-totalité des autres exoplanètes, ces corps ont des orbites très elliptiques. Ce sont des géantes gazeuses (leur masse va de 0,48 à 5 masses joviennes), à l’exception de la seconde planète de HD 83443, HD 83443c, dont la masse n’est que de 0,15 fois celle de Jupiter, ce qui fait d’elle la plus petite planète extrasolaire jamais découverte. La dixième nouvelle planète annoncée à Manchester a été décelée par l’équipe de William Cochran, de l’Observatoire McDonald (Université du Texas), dont c’est la première détection. De masse comprise entre 0,8 et 1,6 celle de Jupiter, elle tourne autour d’Epsilon Eridani, étoile située à 10,5 années-lumière seulement. Il s’agit là pour le moment de la planète la plus proche connue. Cet astre a également la particularité d’être très proche de son étoile (3,2 fois la distance Terre-Soleil) et d’avoir une période de près de sept ans, donc beaucoup plus longue que celle des autres exoplanètes. La «course» aux exoplanètes connaît donc une accélération, qui est due aux progrès des techniques (les masses détectées sont de plus en plus faibles) et laisse augurer de nombreuses autres découvertes. D’autant que, selon certains astronomes, de nombreuses étoiles, peut-être la moitié, pourraient posséder une planète, voire un système planétaire. Ainsi, Debra Fischer a examiné les données de douze étoiles autour desquelles elle et ses collègues de Berkeley ont déjà trouvé une ou plusieurs planètes. Cinq d’entre elles présentent des anomalies, qui pourraient être dues, estime-t-elle, à la présence autour d’elles d’un autre objet à la période très longue : peut-être une autre planète.
Dix planètes en orbite autour d’étoiles semblables au Soleil ont été découvertes ces dernières semaines par plusieurs équipes d’astronomes, celles de l’Université de Californie à Berkeley et une de l’Observatoire de Genève notamment, ce qui porte à 48 le nombre de ces planètes extrasolaires – ou exoplanètes – détectées en cinq ans. Ces découvertes ont été annoncées et présentées hier à Manchester (Angleterre), lors de la première journée de la conférence de l’Union astronomique internationale (UAI) qui se tiendra jusqu’au 16 août. Tous ces objets de masse inférieure à treize fois celle de Jupiter, limite au-delà de laquelle ils sont classés naines brunes – étoiles «avortées», pas assez massives pour que les réactions thermonucléaires aient pu s’enclencher en leur cœur – ont été...