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Actualités - Chronologie

Tensions dans la relation privilégiée entre Washington et Le Caire

Des tensions sont apparues dans la relation privilégiée entre les États-Unis et l’Égypte, depuis l’échec du sommet de Camp David et l’arrestation d’un militant américano-égyptien des droits de l’homme, accusé d’intelligence avec Washington. L’ambassadeur américain au Caire Daniel Kurtzer a été reçu dimanche par le Premier ministre égyptien Atef Ebeid, pour un entretien sur les relations bilatérales et la situation au Proche-Orient, selon l’agence égyptienne Mena. Interrogé sur une dégradation des relations bilatérales, largement évoquée par la presse, un porte-parole de l’ambassade américaine a déclaré : «Dans toute relation, il y a des différences occasionnelles, qui n’en menacent pas les fondements». Quelques signes de l’agacement croissant entre Washington et l’un des piliers de la politique américaine au Proche-Orient ont été relevés après l’échec du sommet israélo-palestinien de Camp David (11-25 juillet). Ainsi le 31 juillet, lorsque le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa a appelé le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient Edward Walker à rester «impartial» dans le processus de paix, lui reprochant implicitement de soutenir Israël. Et le 3 août, lorsque commentant le sommet entre Hosni Moubarak et Ehud Barak, M. Moussa a exclu que l’Égypte, dont Washington loue régulièrement le rôle d’intermédiaire, fasse pression sur le président palestinien Yasser Arafat pour qu’il accepte des concessions sur Jérusalem. «Ce n’est pas notre travail», a-t-il dit. La presse des deux pays a, plus encore, donné libre cours au ressentiment croissant entre les États-Unis et l’Égypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, et allié important dans la guerre du Golfe en 1991. Un article le 1er août de Thomas Friedman dans le New York Times, a provoqué les réactions ulcérées de la presse gouvernementale égyptienne. L’éditorialiste y fait le procès circonstancié de l’Égypte, accusée d’ingratitude, en regard des 2,1 milliards de dollars d’aide annuelle américaine. Il affirme que lors de Camp David, Clinton a demandé à M. Moubarak de convaincre Yasser Arafat de reporter le règlement de la question de Jérusalem, et de signer un accord sur les autres questions. Mais, poursuit le journaliste, «alors que le roi Abdallah II de Jordanie a essayé d’aider, M. Moubarak a, au contraire, décidé de se rendre en Arabie séoudite et a joint sa voix à celle des Séoudiens pour appeler les Palestiniens à refuser toute concession sur Jérusalem. Merci beaucoup». «La guerre froide est terminée», et Washington, qui n’a plus à tirer l’Égypte hors de la sphère soviétique, perd patience, écrit-il. Samedi, le quotidien al-Goumhouriya répliquait, dénonçant «les tentatives américano-israéliennes, désespérées et provocatrices, de faire pression sur l’Égypte» dans les négociations de paix. «Il y a une différence entre l’Égypte, qui s’appuie sur des millénaires de civilisation, qui n’abandonne pas ses responsabilités, et l’État le plus puissant au monde, qui se vend à Satan et se rend au sionisme israélien», renchérissait dimanche al-Akhbar.
Des tensions sont apparues dans la relation privilégiée entre les États-Unis et l’Égypte, depuis l’échec du sommet de Camp David et l’arrestation d’un militant américano-égyptien des droits de l’homme, accusé d’intelligence avec Washington. L’ambassadeur américain au Caire Daniel Kurtzer a été reçu dimanche par le Premier ministre égyptien Atef Ebeid, pour un entretien sur les relations bilatérales et la situation au Proche-Orient, selon l’agence égyptienne Mena. Interrogé sur une dégradation des relations bilatérales, largement évoquée par la presse, un porte-parole de l’ambassade américaine a déclaré : «Dans toute relation, il y a des différences occasionnelles, qui n’en menacent pas les fondements». Quelques signes de l’agacement croissant entre Washington et l’un des piliers de la...