Dioxine près du stade. L’un des sites les plus pollués d’Australie, situé à 2 km du parc olympique de Sydney, va être complètement nettoyé... après les Jeux. Le ministre australien des Transports, Carl Scully, a indiqué vendredi que les tonnes de terre contaminée seraient enlevées l’année prochaine, dans le cadre du plus vaste projet de décontamination environnemental jamais entrepris en Australie. L’ancien dépôt d’hydrocarbures et produits dérivés, tels que des dioxines ultratoxiques, devrait être reconverti en zone d’habitation pour un coût d’environ 57 millions de dollars (63 millions d’euros). Prime de Jeux. Plusieurs milliers d’employés de l’hôtellerie de Sydney ont annoncé une grève pour dimanche afin d’obtenir une prime pour la période des Jeux olympiques. Leur syndicat prévoit des manifestations dans la ville. Ils réclament une prime de 324 dollars US (360 euros) en raison de la surcharge de travail qu’entraîneront les JO. «On va demander aux employés d’être beaucoup plus disponibles qu’en temps normal et la position de nos adhérents est que, si les hôtels veulent qu’il y ait des modifications d’horaires ou de services pendant les Jeux, ils doivent payer pour cela», a indiqué Mark Boyd, secrétaire général adjoint du syndicat. «Si rien ne se règle, il n’y a pas de raison pour que notre action s’arrête pendant la période des Jeux olympiques», a-t-il averti. Déshonneur. Nick Bideau, l’ancien entraîneur de l’athlète australienne Cathy Freeman (400m) vient de recevoir le premier «prix du déshonneur» des Ernie Awards, décernés par huées par un jury de femmes pour paroles ou attitudes sexistes. Quatre cents femmes, réunies jeudi soir, ont donné leurs fortes voix pour une perle de Bideau: «Je n’ai jamais quitté Cathy des yeux, même quand elle était grosse, en 1997, et même 1998». Sandwich à la banane. L’Australienne Nicole Hackett, 21 ans, championne du monde de triathlon, qui participera à l’épreuve des Jeux olympiques le 16 septembre prochain, a une petite manie. «Les jours de compétition, dit-elle, je mange toujours un sandwich à la banane avant l’épreuve. C’est un rite». En tout cas ce n’est pas interdit. Avocats anti-antidopage. Tout athlète accusé de dopage lors des Jeux olympiques de Sydney pourra recevoir une aide juridique gratuite. Le barreau de Nouvelle-Galles du Sud dispose de 50 avocats volontaires joignables 24h/24 pour ce service inédit, du 2 septembre au 1er octobre. Michael Slattery, l’un des hommes à l’origine de cette initiative, a expliqué qu’il s’agissait de donner à chaque athlète les mêmes garanties juridiques. Charitable Thorpe. Le nageur australien Ian Thorpe, 17 ans, qui vise rien moins que quatre médailles d’or lors des Jeux de Sydney, s’est promis de faire ensuite œuvre humanitaire. «Ian est évidemment un privilégié mais il veut partager avec ceux qui ne le sont pas. Il y aura une annonce surprenante après les Jeux», a révélé son manager Dave Flaskas. Il s’agirait de créer une fondation où Ian Thorpe mettrait sa notoriété au service de nobles causes. Hep taxi. À son arrivée à Sydney, un membre de la sélection sierra-léonaise pour les Jeux a demandé à un chauffeur de taxi de le conduire à son camp d’entraînement à Adelaïde. Soit une course de... 1 425 km. Avant que le chauffeur n’obtempère, un membre du comité d’organisation est intervenu et a conduit l’athlète dans un hôtel d’où il est reparti le lendemain. En avion. Un autre Sierra-Léonais, Sanusi Turay, membre du relais 4X100 m, n’a pas mis en doute cette anecdote. «Un dirigeant nous avait dit avant notre départ que Sydney et Adelaïde étaient une seule et même ville», a-t-il expliqué de son côté. À vos souhaits. Un géant américain de l’industrie pharmaceutique a fourni gratuitement à l’ensemble de la délégation américaine aux Jeux olympiques de Sydney un médicament antigrippe afin de permettre aux athlètes de se prémunir contre tout rhume à l’heure des compétitions. «Ces sportifs se sont préparés toute leur vie pour ce rendez-vous ; la moindre des choses est bien que nous fassions notre possible pour leur permettre de participer au mieux de leur forme», a expliqué Brock Schnebel, responsable de l’équipe médicale américaine. Médaille d’or et d’argent. Lucky Igbinedion, gouverneur de l’état d’Edo au Nigeria, a promis 10 000 dollars (11 111 euros) à tout Nigérian qui remporterait une médaille d’or des Jeux de Sydney. «Le sport est une affaire sérieuse et nos athlètes ont besoin du soutien de tous et de chacun», a-t-il expliqué. Peu auparavant, le chef de l’État nigérian Olusegun Obasanjo avait demandé d’éviter d’offrir des primes aux athlètes victorieux. «Chacun son style, a expliqué le gouverneur. Pour moi, l’excellence sportive mérite d’être récompensée en cash».
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