Le Socog ébranlé par le limogeage de Sandy Hollway
le 31 août 2000 à 00h00
À deux semaines de l’ouverture des Jeux de Sydney, le Comité d’organisation des Jeux olympiques (Socog) est ébranlé à la suite du limogeage de son directeur exécutif, Sandy Hollway, par le ministre australien chargé des Jeux et président du Socog, Michael Knight. David Richmond, précédemment à la tête de l’Autorité de coordination olympique (OCA), a été nommé en remplacement de Hollway, qui ne conserve de son poste de directeur exécutif que le titre et reste membre du bureau du Socog. La responsabilité deHollway avait été engagée à l’occasion de problèmes de vente de billets, dénoncés par le Premier ministre John Howard lui-même, puisque quelque 1,75 million de billets sur un total de 7 millions n’avaient toujours pas trouvé preneur à seulement trois semaines de l’ouverture des JO. Le Socog avait dû prendre des mesures de dernière minute pour combler son déficit budgétaire de 100 millions de dollars australiens (64 millions d’euros) et éviter des rangées de sièges vides durant les épreuves olympiques, largement rediffusées à la télévision. Hollway, dont les responsabilités avaient déjà été réduites, était pourtant respecté par les membres de son équipe et reconnu pour la qualité de son travail. Le Socog avait été ébranlé, il y a quelques jours seulement, par le départ du porte-parole attitré des Jeux, Richard Palfreyman, ancien journaliste de la télévision ABC, qui devait tenir des briefings matinaux pour la presse. La nomination en remplacement de la joueuse de tennis à la retraite Liz Smylie, connue en Australie pour une publicité vantant des chewing-gums, avait alimenté bien des sarcasmes. « Une remise en ordre mineure » Hollway a déclaré dans un communiqué que le travail de préparation pour les Jeux de Sydney devait être mené à bien coûte que coûte. «Mon seul souci est de servir l’intérêt national et de continuer à jouer mon rôle pour offrir des Jeux de qualité», a-t-il affirmé. M. Knight tente de son côté de minimiser l’importance de cette nouvelle répartition des responsabilités au sein du Socog. «On ne fait que prendre acte sur le papier d’une situation qui dure depuis six mois. Il ne s’agit que d’une remise en ordre mineure. Cela n’a rien à voir avec Sandy Hollway», indique un porte-parole du président du Socog dans un communiqué. Hollway, fonctionnaire de carrière, avait été nommé directeur général il y a trois ans par le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud pour rétablir la stabilité du Socog et assurer la continuité du programme de préparation des JO après une série de départs au sein des instances organisatrices. Le premier président de la Socog, Gary Pemberton, nommé président exécutif en juillet 1994, avait démissionné en mars 1996 de son poste de président pour être remplacé par John Iliffe. Ce dernier n’était resté que six mois et avait quitté son poste après les Jeux d’Atlanta. Knight avait alors pris le relais en s’adjugeant un très large pouvoir.
À deux semaines de l’ouverture des Jeux de Sydney, le Comité d’organisation des Jeux olympiques (Socog) est ébranlé à la suite du limogeage de son directeur exécutif, Sandy Hollway, par le ministre australien chargé des Jeux et président du Socog, Michael Knight. David Richmond, précédemment à la tête de l’Autorité de coordination olympique (OCA), a été nommé en remplacement de Hollway, qui ne conserve de son poste de directeur exécutif que le titre et reste membre du bureau du Socog. La responsabilité deHollway avait été engagée à l’occasion de problèmes de vente de billets, dénoncés par le Premier ministre John Howard lui-même, puisque quelque 1,75 million de billets sur un total de 7 millions n’avaient toujours pas trouvé preneur à seulement trois semaines de l’ouverture des JO. Le Socog avait...
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