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Actualités - Chronologie

L'industrie du sexe prépare ses Jeux

Les prostituées de toute l’Australie et même de l’étranger convergent vers Sydney, la période des Jeux olympiques promettant des affaires «faramineuses», selon les professionnels du sexe de la métropole australienne où cette industrie est légalisée. «Le commerce du sexe est comme la récolte des fruits, c’est saisonnier. Les travailleurs saisonniers sont attirés par des évènements particuliers dans différentes villes et partagent leur temps entre travail et vacances», commente Robbie Swan de la fondation Eros, un groupe de pression de l’industrie du sexe. Maria McMahon, directrice du Programme social, reconnu par le gouvernement, en faveur des employés de l’industrie du sexe (SWOP), a confirmé que ce secteur allait tourner à plein régime durant les Jeux. «Il ne fait aucun doute que le commerce du sexe de Sydney va connaître un excellent mois. Les bordels et les services de call-girls auront un potentiel de l’ordre de 150 000 clients supplémentaires», a-t-elle estimé. «Les quelque 10 000 personnes qui, selon les estimations, travaillent dans l’industrie du sexe dans l’État des Nouvelle- Galles du Sud ne pourront répondre à la demande», a indiqué Maria McMahon, en reconnaissant que de nombreuses prostituées étrangères, en situation illégale, allaient se joindre à elles. Étudiante du sexe Au salon Kitty, spécialisé dans le fétichisme et les pratiques sado-masochistes, on estime que les Jeux sont à la fois une bonne et une mauvaise chose. La propriétaire des lieux Amanda Dwyer a indiqué qu’elle s’attendait à une hausse de la clientèle touristique au détriment des habitués. «On pourrait finalement avoir une baisse d’activité», craint-t-elle. Alix, qui travaille dans une maison close non loin des sites olympiques, a indiqué qu’elle s’attendait à «une période très, très chargée». Une de ses amies, qui était à Atlanta durant les Jeux de 1996, lui a raconté que cette période avait été «la meilleure du monde». Cindy Vanstone, une prostituée d’Afrique du Sud, est arrivée à Sydney avec un visa d’étudiante. «Je suis une étudiante du sexe», plaisante cette jeune fille de 23 ans qui a d’ores et déjà trouvé un emploi dans l’un des plus importants bordels de Sydney. «J’envisage de prendre des vacances ici après les Jeux olympiques», précise-t-elle en estimant qu’elle devra travailler 12 heures par jour pour rentabiliser son voyage. Pour venir en aide aux touristes, le SWOP a publié un dépliant qui détaille le fonctionnement de l’industrie du sexe à Sydney. Il sera disponible dans les bars, les hôtels et les quartiers où se trouve la majorité des lieux de divertissement sexuel. Pas moins de 13 des pages jaunes de l’annuaire de la ville sont consacrées à ces établissements spécialisés.
Les prostituées de toute l’Australie et même de l’étranger convergent vers Sydney, la période des Jeux olympiques promettant des affaires «faramineuses», selon les professionnels du sexe de la métropole australienne où cette industrie est légalisée. «Le commerce du sexe est comme la récolte des fruits, c’est saisonnier. Les travailleurs saisonniers sont attirés par des évènements particuliers dans différentes villes et partagent leur temps entre travail et vacances», commente Robbie Swan de la fondation Eros, un groupe de pression de l’industrie du sexe. Maria McMahon, directrice du Programme social, reconnu par le gouvernement, en faveur des employés de l’industrie du sexe (SWOP), a confirmé que ce secteur allait tourner à plein régime durant les Jeux. «Il ne fait aucun doute que le commerce du sexe de...