L’avion des ex-otages, un Falcon français, dans lequel se trouvait le ministre de la Coopération Charles Josselin et les parents de Marie Moarbès, a atterri à Roissy à 21h27 heure locale. À l’abri des téléobjectifs et des caméras, une fois la porte de l’appareil ouverte, les familles ont pu étreindre leurs proches au pied de l’avion, avant de se diriger vers le pavillon de réception et de s’adresser à la presse. Marie Moarbès a fait part de sa grande fatigue, de son soulagement mais surtout elle a insisté sur le sort des 25 otages toujours retenus sur l’île de Jolo. «Ça devenait très difficile les derniers temps parce qu’on a attendu. L’endurance, ça va un temps mais au bout d’un moment on n’en peut plus», a-t-elle déclaré aux journalistes. «Au bout de quatre mois, on pensait sortir sauf que chaque fois qu’on pensait sortir, il y avait des alertes militaires, ça remettait tout en question. C’est vachement dur de faire un sac pour dire je sors demain puis de faire un sac pour dire je vais fuir encore dans la jungle. On a perdu beaucoup de forces, les garçons surtout, ils sont faibles», a-t-elle ajouté. «On a été pris en un seul groupe, il aurait fallu qu’on reparte un seul groupe mais on a compris que ce ne serait pas possible. De les savoir là, sur des bambous, à la lueur des bougies, avec les araignées, les scorpions et toutes les saloperies qu’il y a autour...», a-t-elle souligné, la voie étranglée. À ses côtés, son père allume une cigarette. Quand on lui demande si tout est bien fini, il lance, ironique : «Oui, à moins qu’elle refasse de la plongée».
L’avion des ex-otages, un Falcon français, dans lequel se trouvait le ministre de la Coopération Charles Josselin et les parents de Marie Moarbès, a atterri à Roissy à 21h27 heure locale. À l’abri des téléobjectifs et des caméras, une fois la porte de l’appareil ouverte, les familles ont pu étreindre leurs proches au pied de l’avion, avant de se diriger vers le pavillon de réception et de s’adresser à la presse. Marie Moarbès a fait part de sa grande fatigue, de son soulagement mais surtout elle a insisté sur le sort des 25 otages toujours retenus sur l’île de Jolo. «Ça devenait très difficile les derniers temps parce qu’on a attendu. L’endurance, ça va un temps mais au bout d’un moment on n’en peut plus», a-t-elle déclaré aux journalistes. «Au bout de quatre mois, on pensait sortir sauf que...
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