Finances Persistance du déficit budgétaire au mois de juillet
le 29 août 2000 à 00h00
Le ministère des Finances a annoncé un déficit budgétaire persistant au mois de juillet qu’il a expliqué par les mêmes raisons qu’en juin : le trou creusé par Électricité du Liban et par le remboursement des arriérés dus aux municipalités. Fin juillet, le déficit budgétaire cumulé s’établit à 46,9 % des dépenses. Quant au déficit global, y compris les dépenses du Trésor, il atteint 53,4 %. Dans son communiqué mensuel, le ministère explique notamment ces mauvais résultats par l’importance des montants pour combler le déficit d’EDL et régler ses dettes. Ceux-ci totalisent 177 milliards de livres depuis le début de l’année, soit 3,3 % de l’ensemble des dépenses des sept premiers mois de l’année. Le Trésor a par ailleurs versé 185 milliards de livres, soit 3,4 % des dépenses, au titre des arriérés dus aux municipalités. Enfin, l’ensemble des autres transferts effectués en faveur des institutions publiques s’établit à 686 milliards de livres, dont 176 milliards en faveur du CDR, 35 milliards en faveur du Conseil du Sud, 63 milliards pour le Conseil exécutif des grands projets, 76 milliards à la coopérative des fonctionnaires, 79 milliards à l’Université libanaise et 105 milliards à la Caisse des déplacés. Selon le ministère, le manque à gagner du côté des recettes provient de la décision du Parlement de prolonger la durée d’exemption des pénalités d’impôts qui a permis aux contribuables de reporter à fin août leurs déclarations de revenus pour l’année 1999. Le taux de perception de l’impôt sur le revenu a reculé en conséquence de 21 % sur les sept premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de l’année dernière, et ce en dépit de la hausse des taux d’imposition. Le ministère attribue la baisse des impôts à un second élément : la poursuite de la chute de l’euro par rapport à la livre libanaise qui a contribué à la baisse des droits de douane à hauteur de 9 % sur les sept premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de l’année dernière. Quant aux recettes des taxes foncières, elles ont reculé de 17 %, à la suite des diminutions de tarifs consenties dans la loi de finances 2000 sans effet sur l’activité du marché. En conséquence, les recettes fiscales ont reculé de 10,4 % par rapport à la même période de l’année dernière. Ce manque à gagner a été compensé par une hausse importante des recettes non fiscales qui ont augmenté de 41 %. Les recettes globales sont ainsi restées quasiment stables (-0,4 %) à 2 308 milliards de livres sur les sept premiers mois de l’année.
Le ministère des Finances a annoncé un déficit budgétaire persistant au mois de juillet qu’il a expliqué par les mêmes raisons qu’en juin : le trou creusé par Électricité du Liban et par le remboursement des arriérés dus aux municipalités. Fin juillet, le déficit budgétaire cumulé s’établit à 46,9 % des dépenses. Quant au déficit global, y compris les dépenses du Trésor, il atteint 53,4 %. Dans son communiqué mensuel, le ministère explique notamment ces mauvais résultats par l’importance des montants pour combler le déficit d’EDL et régler ses dettes. Ceux-ci totalisent 177 milliards de livres depuis le début de l’année, soit 3,3 % de l’ensemble des dépenses des sept premiers mois de l’année. Le Trésor a par ailleurs versé 185 milliards de livres, soit 3,4 % des dépenses, au titre des...
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