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Actualités - Chronologie

La gazette des JO

FOUILLE AU CORPS ANTIDOPAGE. Les douaniers australiens ne lésinent pas sur les moyens pour empêcher l’entrée dans le pays de substances dopantes à l’occasion des Jeux olympiques. Selon le Sydney Morning Herald, ils n’hésiteront pas à pratiquer des fouilles au corps en plus des révisions de bagages. Les effectifs de l’aéroport de Sydney vont être renforcés pour passer de 600 à 800 agents. Les douaniers se défendent toutefois de détenir une liste noire des nations et athlètes à contrôler. Le système semble déjà bien en place puisque les autorités ont déjà trouvé sur l’entraîneur de l’équipe de natation sud-africaine Grant Hill, à son arrivée à l’aéroport de Perth, des pastilles contenant de l’éphédrine. LES WOODIES POUR L’APOTHÉOSE. La paire australienne de tennis Mark Woodforde et Todd Woodbrige, les «Woodies», espèrent bien conserver leur titre olympique gagné à Atlanta. Ils ont déjà accroché Roland-Garros et Wimbledon à leur palmarès de l’an 2000 et ne cachent pas qu’ils ont l’intention de quitter le circuit en beauté. Le gaucher Woodforde, à 34 ans, a annoncé son intention de quitter les courts après la saison, et Woodbrige, 28 ans, avoue «avoir envie d’autre chose». «J’ai déjà joué trop longtemps à ce jeu», dit-il. AVOCATE ET CYCLISTE. Anna Wilson, 28 ans, est avocate. Et cycliste dans l’équipe australienne pour les Jeux olympiques de Sydney, avec une histoire atypique. Elle avait 11 ans lorsque son père, sur son lit de mort, lui fit promettre d’étudier le droit. Bien que douée pour les sciences, elle s’inscrivit en droit à l’université de Melbourne où elle se découvrit pour le cyclisme de haut niveau une passion qui l’éloigna petit à petit des amphithéâtres. Une chute grave lors d’une course en Suisse la priva de compétition et elle mit à profit son immobilité forcée pour terminer ses études. Depuis lors, elle a repris le cyclisme, participé aux JO d’Atlanta, et même battu Jeannie Longo dans une course professionnelle dans l’Idaho (Etats-Unis). MARCHE POUR LA PAIX. La marche des aborigènes, commencée il y a plus de deux mois, a quitté Canberra samedi pour rejoindre Sydney où la «flamme de la paix» doit arriver d’ici à dix jours et brûler pendant tous les Jeux olympiques. Le dirigeant aborigène Kevin Buzzacott a réaffirmé que les Jeux représentaient une excellente tribune pour la promotion de la paix en Australie que prône la communauté aborigène. CHRISTIE HORS JEU. Linford Christie, 40 ans, qui fut médaille d’or aux 100 m, à Barcelone, et vient d’être sanctionné de deux ans de suspension pour dopage par la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF), a renoncé à se rendre aux JO de Sydney en tant qu’entraîneur comme il en avait manifesté l’intention. Ses poulains, les sprinters Dwain Chambers et Darren Campbell, viendront donc seuls. La BBC qui l’avait engagé comme consultant pour les Jeux avait déjà annoncé qu’elle se passerait de ses services. ERREUR DE POIDS. Graham Hill, l’entraîneur de l’équipe sud-africaine de natation, dans les bagages duquel les douaniers australiens ont trouvé de l’éphédrine, avait une ordonnance. Hill suit un traitement à base d’hydroxycut, médicament qui contient 0,01 gr d’éphédrine par comprimé, pour contrôler son poids. Il a assuré qu’aucun nageur de son équipe ne prenait de ce médicament et qu’il avait lui-même informé les douaniers qu’il apportait avec lui un médicament. Une seule chose contrarie Hill: «Ce qui est ennuyeux dans cette histoire, dit-il, c’est que désormais tout le monde va savoir que je suis un régime». Gonflé? LA FORCE DES SUPPORTEURS. Le dirigeant sportif britannique Craig Hunter parie sur les nageurs australiens. Pour lui, l’Australie est capable de reprendre la première place de la natation mondiale aux États-Unis lors des Jeux olympiques de Sydney. Grâce à sa valeur sportive, mais surtout grâce à un public de connaisseurs. Pour Hunter, le public australien est pour beaucoup dans les quatre records de Ian Thorpe aux jeux du Pacifique de l’an dernier. Le public américain d’Atlanta, dit-il, supportait ses athlètes, mais n’y connaissait rien. Le fait que les supporteurs australiens soient aussi des spécialistes peut faire la différence. Subtil. ATHÈNES. Les JO de Sydney n’ont pas encore commencé mais Athènes, qui accueillera les Jeux en 2004, a déjà entrepris une course contre-la-montre pour être prête au rendez-vous, pressée par le CIO qui avait dénoncé la lenteur des travaux il y a deux mois. Malgré le changement à la tête du comité d’organisation (Athoc), il y a encore beaucoup à faire, estime Jacques Rogge, responsable de la coordination au CIO. FOOT A 10. L’entraîneur de l’équipe de football du Nigeria, le Néerlandais Jo Bonfrere, est inquiet. Il se demande s’il aura tout son effectif pour le tournoi des JO de Sydney où les «Super Eagles» doivent défendre leur titre olympique. «La plupart de mes joueurs ne sont pas là, parce que leurs clubs européens les empêchent de partir», a-t-il déclaré à une radio. «Pour notre rencontre amicale -la semaine prochaine- avec la Corée du Sud, ajoute-t-il, on n’a que 10 joueurs disponibles». Il accuse nommément les clubs anglais d’Arsenal et de Chelsea de retenir respectivement Nwankwo Kanu et Célestine Babayaro. Quant au club Hansa de Rostock où joue Victor Agali, il a carrément fait savoir qu’il n’était pas question pour lui de laisser partir. «Ils m’ont dit qu’ils sont prêts à payer à la Fifa l’amende qu’il faudra», a dit Bonfrere. GRÈVE OLYMPIQUE. Les quelque 250 employés du Regent Hotel, l’établissement cinq étoiles réservé par le Comité international olympique (CIO) pour héberger son président Juan Antonio Samaranch et ses officiels pendant les Jeux de Sydney, ont lancé un préavis de grève pour lundi. Ils réclament une prime de 550 dollars australiens (320 dollars US) en raison du surcroît de travail pendant la période olympique (15 septembre au 1er octobre). Pour lundi, ils ont prévu un arrêt de travail de quatre heures et menacé de poursuivre leur action ultérieurement s’ils n’obtiennent pas gain de cause. Pas de trêve olympique sociale. LE JUGE NE VEUT PAS DE L’ARMÉE. Un juge de la Cour suprême de Nouvelle Galles du Sud s’est élevé contre le plan selon lequel l’armée pourrait être amenée à intervenir dans des opérations de police intérieure en cas d’attaque terroriste lors des Jeux olympiques de Sydney. «Ce plan, tout comme celui, similaire, prévu à l’occasion du Forum économique mondial, également en septembre mais à Melbourne, ne sont que des prétextes pour donner aux forces armées un pouvoir dont nous nous sommes passés pendant un siècle», a estimé le Juge John Dowd. Plusieurs mouvements anarchistes ont annoncé leur intention de perturber le Forum économique mondial et de se joindre aux dirigeants de la communauté aborigène qui ont prévu de manifester pendant les Jeux. La loi autorisant le recours à l’armée a été votée en juin dernier par l’Assemblée nationale australienne et doit l’être dans la première quinzaine de septembre par le Sénat. OKON FORFAIT. La sélection australienne de football pour le tournoi olympique de Sydney a enregistré le forfait de son capitaine et meneur de jeu Paul Okon, blessé au pied samedi lors d’un match du championnat d’Angleterre avec son club de Middlesbrough perdu (2-1) contre Leeds United. Souffrant d’une fracture d’un métatarse, Okon devrait être indisponible pour environ six semaines. Cette défection s’ajoute à celle annoncée trois jours plus tôt de l’attaquant Harry Kewell (Leeds United), qui ne parvient pas à guérir d’une tendinite au talon. «C’est vraiment un coup dur», a déploré le sélectionneur Raul Blanco. D’autant que Ned Zelic (Munich 1860), le joueur le plus indiqué pour remplacer Okon, ne veut plus entendre parler de la sélection depuis que, l’an dernier, il n’a pas été retenu pour une série de matches contre le Brésil. «Zelic m’a déjà dit très clairement qu’il ne viendrait pas et je ne crois pas qu’il changera d’avis», a admis Blanco. Il lui reste l’option Danny Tiatto (Manchester City), évincé dans un premier temps de la sélection olympique. À moins qu’il ne l’ait, lui aussi, très mal pris.
FOUILLE AU CORPS ANTIDOPAGE. Les douaniers australiens ne lésinent pas sur les moyens pour empêcher l’entrée dans le pays de substances dopantes à l’occasion des Jeux olympiques. Selon le Sydney Morning Herald, ils n’hésiteront pas à pratiquer des fouilles au corps en plus des révisions de bagages. Les effectifs de l’aéroport de Sydney vont être renforcés pour passer de 600 à 800 agents. Les douaniers se défendent toutefois de détenir une liste noire des nations et athlètes à contrôler. Le système semble déjà bien en place puisque les autorités ont déjà trouvé sur l’entraîneur de l’équipe de natation sud-africaine Grant Hill, à son arrivée à l’aéroport de Perth, des pastilles contenant de l’éphédrine. LES WOODIES POUR L’APOTHÉOSE. La paire australienne de tennis Mark Woodforde et Todd...