Les cigarettes dites «légères», qui représentent environ deux tiers des ventes aux États-Unis, présentent tout autant de risques pour la santé que les cigarettes normales, malgré une croyance largement répandue sur leur nocivité moindre, ont affirmé des chercheurs américains. «En dépit d’une perception positive par les fumeurs des bienfaits associés aux “légères” et “ultralégères”, de nombreuses études scientifiques montrent que ces produits sont capables de transmettre autant de goudron et de nicotine que les cigarettes normales», a déclaré le Pr Shaul Shiffman, en présentant les résultats de ses travaux lors de la 11e conférence mondiale sur le tabac et la santé, à Chicago (Illinois). Avec ses collègues de l’Université de Pittsburgh, il a examiné les comportements et les perceptions associées à ce type de cigarettes auprès de 2 120 adultes. De nombreux fumeurs affirment choisir les cigarettes légères «parce qu’ils croient que ces produits sont moins nocifs, procurent des sensations plus douces, contiennent moins de goudron et de nicotine et vont les aider à arrêter de fumer». Les mentions obligatoires sur la teneur en nicotine et en goudron qui figurent sur les paquets de cigarettes sont établies à partir de tests mécaniques réalisés en laboratoire à partir de méthodes mises au point dans les années 60. Or, a expliqué le Pr Shiffman, ces mesures sous-estiment généralement l’exposition réelle des fumeurs aux agents nocifs et, qui plus est, elles ne prennent pas en compte le comportement réel du fumeur, à savoir la fréquence, la durée et le volume de l’inhalation. L’un des moyens utilisés par les fabricants de cigarettes pour réduire leur nocivité consiste ainsi à introduire des filtres équipés de pores par lesquels s’échappe une partie de la fumée. Mais, a noté le chercheur, la plupart des fumeurs bloquent partiellement ou totalement ces «trous» avec leurs doigts ou leurs lèvres, ce qui a pour effet dès lors d’en faire une cigarette aussi toxique qu’une cigarette normale. Selon le Pr Schiffman, le message le plus efficace auprès des fumeurs de «légères» pour les inciter à arrêter de fumer doit leur expliquer que, bien que l’effet de ces cigarettes soit moins prononcé, le bienfait sensoriel «n’apporte en rien un plus sur le plan de la santé».
Les cigarettes dites «légères», qui représentent environ deux tiers des ventes aux États-Unis, présentent tout autant de risques pour la santé que les cigarettes normales, malgré une croyance largement répandue sur leur nocivité moindre, ont affirmé des chercheurs américains. «En dépit d’une perception positive par les fumeurs des bienfaits associés aux “légères” et “ultralégères”, de nombreuses études scientifiques montrent que ces produits sont capables de transmettre autant de goudron et de nicotine que les cigarettes normales», a déclaré le Pr Shaul Shiffman, en présentant les résultats de ses travaux lors de la 11e conférence mondiale sur le tabac et la santé, à Chicago (Illinois). Avec ses collègues de l’Université de Pittsburgh, il a examiné les comportements et les perceptions...
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