C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth, avec la nette contraction de l’offre du dollar en l’absence de vrais intérêts à la demande de cette monnaie en dehors des besoins urgents de certains opérateurs à des fins commerciales ou autres. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) a permis encore une fois de maintenir le statu quo. En se déclarant ainsi prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL simultanément, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà onze mois. Pourtant, en raison de la réticence de l’offre, les établissements de crédit ont continué de le négocier tout près du haut de sa fourchette d’intervention, en présence d’une contrepartie valable à la vente en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Il a, en effet, oscillé durant toute la journée dans une marge très étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, dans un volume d’affaires très faible, ne dépassant pas quelque cinq millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. L’euro sans force face au dollar et au yen À l’étranger, l’euro s’est encore affaibli hier sur les marchés des changes internationaux, restant bloqué sous le seuil de 0,90 dollar durant une grande partie de la journée. Il a souffert des attaques parallèles du dollar et du yen, ce dernier bénéficiant des spéculations sur l’abandon de la politique de taux zéro au Japon. L’euro n’est donc pas parvenu à remonter la pente depuis son incursion sous le seuil de 0,90 dollar après les excellents chiffres sur l’amélioration de la productivité américaine au deuxième trimestre. Il est retombé ainsi jusqu’à 0,8946 dollar, son plus bas niveau depuis le 4 mai dernier, laissant craindre de redescendre à un prochain palier de 0,8920 dollar, selon certains analystes. De ce fait, le vrai risque pour l’euro c’est que les détenteurs de positions longues sur cette monnaie contre le dollar commencent à changer de sentiment du fait des spéculations sur un atterrissage en douceur de l’économie américaine. L’appréciation du yen a pesé également sur l’euro. La devise nippone s’est fortement appréciée alors que le marché spécule depuis le début de la semaine sur l’abandon ou non de la politique de taux zéro menée par la Banque du Japon. Ces spéculations ont été ravivées par le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, qui a déclaré hier être plus optimiste que le gouvernement à propos de l’économie, alimentant ainsi les craintes qu’il ne soutienne dès cette semaine l’abandon de la politique du taux zéro lors de la réunion demain du comité de politique monétaire de l’institut d’émission japonais. De son côté, la livre sterling n’a guère réagi hier à la publication du rapport trimestriel de la Banque d’Angleterre sur l’inflation. Selon ce rapport, l’inflation en Grande-Bretagne devrait augmenter graduellement sur les deux prochaines années pour dépasser l’objectif gouvernemental de 2,5 % (hors crédits immobiliers). Compte tenu de ces considérations et abstraction faite d’une opinion largement répandue que l’appréciation du yen devrait être temporaire en raison des incertitudes qui pèsent encore sur l’état de santé de l’économie japonaise, le dollar s’est finalement négocié hier, à New York, à la hausse sauf face au yen, et ce comme suit : – 0,8990 pour un euro contre 0,9025, la veille – 1,5000 pour un sterling contre 1,5050 – 2,1755 DM contre 2,1670 – 7,2965 FF contre 7,2680 – 1,7175 FS contre 1,7105 – 2 153,80 lires contre 2 145,45 – 107,90 yens contre 108,65. Bourse de Beyrouth : marché stable et inactif À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée stationnaire dans un marché dépourvu d’activité sur lequel on a relevé hier la cotation de seulement 1 600 actions A de Solidere à 6 5/8 dollars et 1 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 9/16 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 63,44 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 139,49 points. Ce mouvement s’est d’ailleurs produit dans un volume d’affaires insignifiant, ne dépassant pas quelque 2 600 actions d’une valeur globale de 18 163 dollars. Tendance mitigée des valeurs américaines Sur les places boursières internationales, la tendance a été mitigée hier sur les marchés américains des valeurs mobilières avec la hausse de la Bourse électronique Nasdaq et la baisse de Wall Street. Le Nasdaq, sur lequel sont cotés la plupart des grands noms de la haute technologie, a profité hier de la publication la veille après la clôture par Cisco Systems, leader des équipements de connexion à l’Internet, d’un bénéfice trimestriel meilleur que prévu par les analystes. En revanche, les résultats conformes aux prévisions de la chaîne de grands magasins Wal-Mart n’ont pas soutenu le titre du groupe hier, surtout après que cette chaîne eut recommandé aux analystes de diminuer leurs estimations sur ses bénéfices pour le troisième trimestre. Ce développement a donc largement contribué au recul de l’indice Dow Jones dont cette chaîne est l’une des principales composantes. Cela étant, le Nasdaq est parvenu à repasser passagèrement à la hausse le seuil des 3 900 points, pendant que l’indice Dow Jones fluctuait entre un plus haut à 10 978,27 points et un plus bas à 10 892,65 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h, heure locale de Beyrouth, 10 961,51 points, en baisse de 15,38 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les télécoms et les technologiques Les Bourses européennes ont fini en hausse pour la cinquième séance consécutive pour la plupart mercredi, tirées par les valeurs de la haute technologie et des télécommunications au lendemain de la publication des bons résultats de Cisco Systems, le 1er constructeur mondial d’équipements de réseaux. En fin de journée, l’indice Eurostoxx-50 s’est adjugé 1,05 % et l’Eurotop-300 a gagné 0,9 %. Paris a fini en hausse de 0,58 %, Londres de 0,88 %, Amsterdam de 0,82 %, Madrid de 0,78 % et Bruxelles de 1,03 %. Contre la tendance, Zurich a perdu 0,09 %. Francfort a progressé alors de 1,36 % et Milan de 1,00 %. Le compartiment de la distribution a toutefois souffert du recul à Paris de Carrefour, les résultats de la première chaîne d’alimentation en Europe ayant déçu. Parmi les cinquante valeurs de l’Eurostoxx-50, Philips Electronics s’est illustrée avec un gain de 5,26 %. Autre étoile du jour, Deutsche Telekom qui a progressé de 4,38 % après avoir annoncé le report de l’OPV (offre publique de vente) de sa filiale de téléphonie T-Mobile AG. Parmi les «high techs» qui ont profité de la hausse de Cisco sur le Nasdas a figuré le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon Technologies qui s’est octroyé 7,67 %. L’annonce de discussions pouvant mener à une reprise par Barclays ont fait grimper Woolwich de 26,77 %. À l’inverse, Barclays a reculé de 2,94 %. Maintenant que le marché est de plus en plus convaincu que la Fed ne relèvera pas ses taux directeurs lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 22 août, il se prend à espérer que la traditionnelle reprise d’automne soit anticipée et commence dès maintenant. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé mercredi en hausse de 1,4 %, soutenue par une chasse aux bonnes affaires après son récent recul et par les perspectives du maintien par la Banque du Japon de sa politique de taux zéro vendredi à l’occasion de la réunion de son comité de politique monétaire. L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 214,49 points à 16 034,60 dans un volume d’échanges faible. L’indice élargi Topix a grimpé de 12,57 points à 1 481,19. «Le marché évoluait dans un climat négatif le matin, mais certaines valeurs clés telles que Softbank ont grimpé fortement, tendance qui s’est ensuite généralisée vers la fin des échanges», a déclaré un courtier de la Tokyo Securities Co. Ltd, Setsuo Nagao. Softbank a pris 1 000 yens, soit 10,3 %, pour terminer à 10 750. «Cependant, la tendance à l’achat n’est pas solide», a ajouté le courtier. «Les ordres de vente vont facilement s’accumuler si de mauvaises nouvelles telles qu’un changement de politique monétaire affectent le marché cette semaine», a-t-il souligné. Le gouverneur de la Banque du Japon Masaru Hayami a déclaré qu’il voulait se départir de la politique du taux zéro le plus rapidement possible. La prochaine réunion du conseil d’administration de la Banque du Japon est prévue vendredi. Au début des échanges, les actions ont légèrement glissé en raison de la baisse d’activité due aux vacances et au fait que de nombreux investisseurs ont vendu pour consolider des profits précédents, selon les courtiers. «Le Nikkei a ouvert en hausse à la suite des gains réalisés la veille à New York, mais il a rapidement cédé du terrain sur les prises de bénéfices», a déclaré Hiroichi Nishi, analyste senior de Nikko Securities. «Les échanges ont été faibles hier, la plupart des investisseurs étant en vacances», a ajouté M. Nishi. «En outre, il y avait peu d’incitations nouvelles sur le marché», a-t-il souligné.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth, avec la nette contraction de l’offre du dollar en l’absence de vrais intérêts à la demande de cette monnaie en dehors des besoins urgents de certains opérateurs à des fins commerciales ou autres. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) a permis encore une fois de maintenir le statu quo. En se déclarant ainsi prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL simultanément, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà onze mois. Pourtant, en raison de la réticence de l’offre, les établissements de crédit ont continué de le négocier tout près du haut de sa fourchette d’intervention, en présence d’une contrepartie valable à la vente en...