Un sentiment de vide terrible plane sur le désert du sud de l’Irak. Aucun signe de vie à des kilomètres à la ronde, pas même un poteau électrique pour couper la platitude des lieux. En fait, n’était l’asphalte, on aurait dit que l’homme n’a jamais mis les pieds dans cette région du monde où la température moyenne est de 50°C durant tout l’été. Les tempêtes de sable se lèvent à onze heures du matin et se prolongent jusqu’à sept heures du soir. Durant cette période, la visibilité n’excède pas les cent mètres. Si les voyageurs éprouvent quelques difficultés à supporter ce climat, les habitants font avec. En fait, le planning de leurs journées se fait en fonction du soleil et du vent. Les femmes se chargent de l’élevage, de l’agriculture, du ménage, de la cuisine, de la lessive, des enfants et des maris... En d’autres termes, toutes les tâches leur sont confiées. Quant aux hommes, ils s’occupent de la chasse, du commerce et assurent la sécurité. Tout le monde se lève avant l’aube, travaille jusqu’à neuf heures du matin puis rentre chez soi. Tout le monde s’installe alors autour d’un thé, discute des heures durant des dernières nouvelles de la tribu et de politique... Ces réunions sont réservées aux hommes. Bien se couvrir pour supporter la chaleur Dans cette région de l’Irak, les modes vestimentaires n’existent pas. Les tenues sont dictées par le climat. Principe de base : se couvrir de la tête aux pieds. Les chemises manches courtes sont hautement déconseillées. Comme il fait très chaud et très sec, la peau exposée à l’air libre se déshydrate rapidement. Les habitants du désert portent deux chemises à manches longues. La première sert d’éponge pour absorber la sueur et la seconde de couche protectrice afin de préserver la fraîcheur. Par ailleurs, il faut se couvrir la tête car le coup de soleil est indéniablement mortel. Les habitants de la région portent un keffieh qui leur protège le cou et preserve les cheveux du sable. Quant aux chaussures, elles sont inconnues dans cette région du monde. Les pieds ne peuvent être enfermés dans des chaussures, car ils risqueraient d’enfler. Les chaussures sont alors remplacés par les tongs. Vêtu de la sorte, on peut accéder aux portes du désert, mais pour y subsister, il faut encore assimiler les traditions des bédouins. Leurs maisons, qui ont remplacé les tentes, ne contiennent pas de meubles. Les carpettes et les longs coussins remplacent les canapés. Il faut toujours se déchausser avant d’entrer dans les maisons pour éviter que le sable ne s’y infiltre. L’hospitalité exige d’offrir un verre d’eau et des tasses de thé bien sucré à tout hôte. Ces deux boissons permettent de survivre dans le désert car elles préviennent la déshydratation de la peau. Il faut boire une moyenne de onze litres d’eau par jour pour ne pas tomber malade.
Un sentiment de vide terrible plane sur le désert du sud de l’Irak. Aucun signe de vie à des kilomètres à la ronde, pas même un poteau électrique pour couper la platitude des lieux. En fait, n’était l’asphalte, on aurait dit que l’homme n’a jamais mis les pieds dans cette région du monde où la température moyenne est de 50°C durant tout l’été. Les tempêtes de sable se lèvent à onze heures du matin et se prolongent jusqu’à sept heures du soir. Durant cette période, la visibilité n’excède pas les cent mètres. Si les voyageurs éprouvent quelques difficultés à supporter ce climat, les habitants font avec. En fait, le planning de leurs journées se fait en fonction du soleil et du vent. Les femmes se chargent de l’élevage, de l’agriculture, du ménage, de la cuisine, de la lessive, des enfants et...
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