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Actualités - Reportages

Vandalisme à grande échelle

Le sud de l’Irak a connu les plus importantes opérations de pillage et de destruction de sites archéologiques. «Les autorités irakiennes ont tenté d’empêcher à plusieurs reprises ce malheur, explique le Dr Dony Georges, archéologue responsable des fouilles du site d’Oum el-Akareb, mais leurs moyens sont très limités, car une très large zone est soumise à l’exclusion aérienne imposée par l’embargo. Or, dans un si vaste désert, poursuivre les pilleurs en voiture est une tâche impossible». Si le pillage des sites archéologiques a atteint son apogée dans les années 94-95, les sites les plus reculés continuent aujourd’hui encore d’être la cible d’actes de vandalisme. Le pillage des sites est actuellement systématique et bien organisé. Il se déroule le jour, et les équipes se partagent le travail. Les «fouilleurs», qui sont dans la plupart des cas de simples paysans engagés pour quelques heures, creusent à l’aide de pioches jusqu’à trouver des tablettes présentant des inscriptions cuneïformes, ou d’autres objets de valeurs. Alors que l’autre partie de l’équipe se charge de la sécurité des lieux. En voiture de type 4x4, ils tournent autour du tell brandissant haut leur G-3, fusils fréquemment utilisés par les mercenaires, et n’hésitent pas à tirer si jamais quelqu’un tente d’intervenir. «À plusieurs reprises, il y a eu des confrontations entre nos forces de sécurité et les pilleurs. Plusieurs personnes ont trouvé la mort, mais ceci n’a pas empêché le trafic», assure le Dr Mouaid Saïd, archéologue, ancien directeur de la Direction générale des antiquités. Le seul moyen que les archéologues irakiens ont actuellement pour évaluer l’ampleur du pillage est de se référer aux publications internationales. Certaines traitent d’objets archéologiques pillés en Irak. «Souvent, nous n’avons même jamais vu les objets dont il est question bien qu’ils proviennent de notre propre pays. Le patrimoine irakien est unique en son genre, ce qui facilite la reconnaissance des objets». D’où ces pilleurs se procurent-ils leurs armes ? Certains archéologues parlent d’un échange entre les armes et les objets archéologiques à la frontière irakienne. On ne sait même pas si une tablette vaut un fusil ou pas.
Le sud de l’Irak a connu les plus importantes opérations de pillage et de destruction de sites archéologiques. «Les autorités irakiennes ont tenté d’empêcher à plusieurs reprises ce malheur, explique le Dr Dony Georges, archéologue responsable des fouilles du site d’Oum el-Akareb, mais leurs moyens sont très limités, car une très large zone est soumise à l’exclusion aérienne imposée par l’embargo. Or, dans un si vaste désert, poursuivre les pilleurs en voiture est une tâche impossible». Si le pillage des sites archéologiques a atteint son apogée dans les années 94-95, les sites les plus reculés continuent aujourd’hui encore d’être la cible d’actes de vandalisme. Le pillage des sites est actuellement systématique et bien organisé. Il se déroule le jour, et les équipes se partagent le travail....