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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché plat

Quelques offres en dollar ont fait leur réapparition hier, à Beyrouth, dans un marché toujours plat et dépourvu de motivations à la demande en raison de la présence permanente de la Banque du Liban (BDL) dans le négoce. Ainsi, après que cette dernière eut maintenu en l’état sa fourchette d’intervention, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont continué à la négocier au haut de cette fourchette entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que pour cette même raison, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque six millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même. L’euro toujours sous le seuil de 0,90 dollar À l’étranger, l’euro est resté pratiquement faible, sous le seuil de 0,90 dollar, sur les marchés des changes internationaux, fragilisé toujours par les craintes de ralentissement de la croissance économique européenne, tandis que le yen reprenait des couleurs sur des spéculations d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt au Japon. De l’avis unanime des analystes de marché, l’euro est toujours faible car les investisseurs sont vendeurs depuis qu’il a brisé à la baisse la veille le seuil psychologique de 0,90 dollar. Selon ces mêmes milieux, le pessimisme des patrons allemands souligné par le mauvais indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne, publié la veille, continuait à alimenter les craintes d’un ralentissement de la croissance en Europe. À l’inverse, l’économie américaine reste vigoureuse avec une inflation sous contrôle, ce qui a incité la Réserve fédérale (Fed) à maintenir, la veille, comme prévu, son taux d’intérêt directeur à 6,50 %. Les investisseurs craignent désormais qu’une hausse des taux d’intérêt européens à court terme ne fragilise davantage l’économie dans la zone euro. La plupart des analystes tablent sur une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de son prochain conseil des gouverneurs le 31 août, ou le 14 septembre, afin d’enrayer les pressions inflationnistes qui pointent en Europe. Ces spéculations ont été renforcées par des propos d’Otmar Issing, le chef économiste de la BCE. «La probabilité que l’inflation dans la zone euro reste sous le seuil de 2 % cette année est très faible», a-t-il estimé dans une interview à paraître aujourd’hui dans le quotidien allemand Handelsblatt. De son côté, le yen a retrouvé des couleurs grâce à des propos tenus hier par un influent député du Parti libéral démocrate au pouvoir au Japon, Ichiro Ohara, selon lesquels les autorités monétaires nippones pourraient de nouveau relever les taux d’intérêt japonais au jour le jour de 0,25 % actuellement à 0,35 % d’ici à la fin de l’année. Le 11 août, la Banque du Japon avait déjà relevé ses taux à 0,25 %, abandonnant ainsi sa politique de taux zéro instaurée 18 mois auparavant. La livre sterling était pour sa part relativement stable, ne réagissant pas à l’annonce d’une croissance de 0,9 % du produit intérieur brut (PIB) britannique au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre et de 3,1 % en glissement annuel selon une deuxième estimation. Cela étant, le dollar continuait de présenter une remarquable résistance aux influences baissières émanant hier d’un accès de faiblesse des Bourses américaines, se négociant à New York comme suit : – 0,8985 pour un euro contre 0,8965, la veille – 1,4850 pour un sterling contre 1,4820 – 2,1765 DM contre 2,1820 – 7,3005 FF contre 7,3175 – 1,7250 FS contre 1,7390 – 2 155,00 lires contre 2 160,05 – 107,05 yens contre 108,30. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere « B » À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere de la catégorie «B» ont renoué avec la hausse hier, tirant l’ensemble de la cote vers le haut. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,34 % à 64,07 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 140,30 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché modérément actif avec 81 877 actions négociées d’une valeur totale de 463 186 dollars. Wall Street : prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont vu leurs gains de la veille se réduire hier, sous la pression de prises de bénéfices, au lendemain de la décision attendue du comité de politique monétaire de la Fed de maintenir ses taux d’intérêt directeurs en l’état. Cela d’autant que Wall Street et le Nasdaq suivaient également la tendance négative des places étrangères. Dans l’actualité boursière, les valeurs de la haute technologie et des communications ont perdu du terrain hier, ainsi que les fabricants de pneus, comme Firestone et Goodyear, dont les défaillances de leurs produits pourraient provoquer de grosses pertes pour ces deux sociétés. En revanche, les compagnies pétrolières ont profité de la forte hausse des prix du brut, après la publication par l’Institut américain du pétrole (API) d’un recul des stocks de pétrole la semaine dernière aux États-Unis. Pourtant, les mouvements de la cote américaine dans les deux sens n’ont pas pu prendre beaucoup d’ampleur, les opérateurs boursiers tablant sur des séances calmes d’ici à la fin de la semaine prochaine, avant le long week-end de la fête du Travail qui marque traditionnellement, aux États-Unis, la fin des vacances d’été. Dans ce contexte, l’indice Nasdaq est resté proche du seuil des 4 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 11 059,67 points et un plus haut à 11 147,21 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale, 11 122,30 points, en baisse de 16,85 points sur la veille. Réduction des pertes des Bourses européennes Les Bourses européennes ont réduit leurs pertes mercredi en fin de journée, les investisseurs se réfugiant dans les valeurs défensives telles que les pétrolières pour compenser le recul des télécoms et des médias. L’indice Eurotop 300 a cédé 0,11 % à 1 661 et l’Eurostoxx, cantonné à 50 valeurs de la zone euro, a perdu 0,09 % à 5 156,96. Les télécoms continuent de subir les contrecoups de l’envolée des enchères pour les licences UMTS en Allemagne la semaine dernière. Les investisseurs s’inquiètent à présent des répercussions du coût de ces acquisitions sur les bénéfices et sur la notation du crédit des opérateurs. Telefonica, qui a décroché l’une des licences allemandes par le biais du consortium Group 3G, a chuté de 3,9 %. L’opérateur néerlandais KPN a cédé 2,8 % et Vodafone 2,7 %. En revanche, France Télécom a rebondi après quatre séances de baisse, sur des achats indiciels liés à l’accroissement de sa pondération dans le CAC et les indices Stoxx à partir de demain avec l’admission de plus de 129 millions d’actions nouvelles, soit environ 12 % du capital, émises pour l’achat d’Orange. Le titre a progressé de 1,31 %. S&P a de fait annoncé réduire la notation à long terme de France Télécom, la portant de AA- à A, tout en relevant en revanche celle d’Orange, de BBB à A. Les technologies ont aussi baissé sur des prises de bénéfices. Ainsi les équipementiers du secteur des télécoms sont retombés à l’image de Nokia, qui a perdu 3,1 %, Ericsson cédant 2,1 % et Alcatel 1,5 %. Les refuges traditionnels pour les investisseurs ont été les valeurs de l’énergie et de l’agroalimentaire. Nestlé a gagné 4,36 %. Le géant suisse a annoncé une augmentation de plus d’un tiers du bénéfice net du premier semestre, aidée par une solide croissance du chiffre d’affaires. Les pétrolières ont poursuivi sur leur lancée, dopées par la flambée des prix du pétrole. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé mercredi en baisse de 0,1 %, en raison de prises de bénéfices toutefois modérées par les perspectives meilleures que prévu de l’économie japonaise, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a lâché 18,09 points à 16 436,65, tandis que l’indice élargi Topix, lui, gagnait 4,71 points à 1 499,49. Le volume des transactions a continué à grimper après le calme des vacances de mi-été. Il s’élevait à 616 millions d’actions échangées, contre 560 millions la veille. «Ce qui est à noter, c’est que l’indice n’est pas tombé plus bas malgré les craintes de fortes prises de bénéfices, consécutives au rebond hier de plus de 400 points», a estimé Kazue Mayuzumi, analyste senior chez Nikko Securities. Le Nikkei, qui dans la séance a perdu jusqu’à 103 points, est remonté plus tard grâce aux achats des investisseurs étrangers, a expliqué Tatsuo Kurokawa, analyste senior chez Nomura Securities. «Sur les 225 valeurs du Nikkei, il y en avait plus en repli qu’en hausse, mais cette différence minime montre que les valeurs vedettes ont bénéficié d’un bon soutien, reflétant les espoirs des investisseurs d’une reprise économique et d’une augmentation des résultats financiers», a-t-il ajouté. Les milieux d’affaires se sont précipités sur les valeurs bancaires, suivant l’exemple de leurs homologues sur les marchés américains, après l’annonce mardi par la Réserve fédérale américaine d’un statu quo sur les taux d’intérêt, a précisé M. Mayuzumi. L’une des plus grosses pertes a été enregistrée par Mitsubishi Motors, qui a reconnu mardi avoir dissimulé des plaintes de consommateurs sur des véhicules défectueux depuis 1977, pour éviter des rappels massifs de véhicules, trop coûteux. Le titre a chuté de 28 yens, soit 6,5 %, à 401 yens. «Un redressement du titre est exclu à court terme, étant donné que les ventes devraient baisser et que la marque a été gravement dépréciée par ces dissimulations», selon M. Mayuzumi.
Quelques offres en dollar ont fait leur réapparition hier, à Beyrouth, dans un marché toujours plat et dépourvu de motivations à la demande en raison de la présence permanente de la Banque du Liban (BDL) dans le négoce. Ainsi, après que cette dernière eut maintenu en l’état sa fourchette d’intervention, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à l’offre comme à la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont continué à la négocier au haut de cette fourchette entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que pour cette même raison, le volume d’affaires de la journée...