Une tribu d’Indiens du Brésil que l’on croyait disparue depuis près d’un siècle est réapparue pour protester contre la création d’un parc naturel sur ses terres ancestrales. Environ 250 Naua, qui autrefois dominaient l’État brésilien d’Acre, sont ressortis de la jungle amazonienne à la stupéfaction des autorités : le document le plus récent sur la tribu, intitulé «Le mariage de la dernière femme Naua», remontait à 1906. «Ils ont dit qu’ils ne devraient pas être obligés de quitter leurs terres. Ils ont dit qu’ils étaient Naua», a indiqué Antonio Pereira Neto, de la branche régionale de la Fondation nationale indienne (Funai). «Nous pensions qu’il n’y avait plus de Naua», a-t-il ajouté. «Notre travail consiste maintenant à leur trouver des terres. Aucun être humain n’est autorisé dans le parc, seulement la forêt et les animaux». Les Naua étaient autrefois le groupe ethnique le plus important de l’État d’Acre où des théâtres, des rues, même une marque de soda, portent encore leur nom. Ceux que Neto a rencontrés ont perdu leurs coutumes ancestrales et travaillent pour la plupart comme récolteurs de caoutchouc dans les régions les plus reculées de la jungle, près de la frontière avec le Pérou. Un tiers de la tribu sont constitués d’enfants âgés de moins de 10 ans. Beaucoup de membres de la tribu ont perdu l’usage courant de leur langue, qui partage des origines communes avec les dialectes de certaines tribus du Pérou et de Bolivie, et la plupart parlent maintenant le portugais. La région où habitent les Naua reste toutefois très isolée. Du plus proche hameau semi-urbain, il faut compter deux jours de voyage contre le courant du fleuve. On estime à six millions le nombre d’Indiens vivant au Brésil avant l’arrivée des explorateurs portugais. Cette population, décimée par les épidémies, le travail forcé et les guerres, est évaluée aujourd’hui à 350 000.
Une tribu d’Indiens du Brésil que l’on croyait disparue depuis près d’un siècle est réapparue pour protester contre la création d’un parc naturel sur ses terres ancestrales. Environ 250 Naua, qui autrefois dominaient l’État brésilien d’Acre, sont ressortis de la jungle amazonienne à la stupéfaction des autorités : le document le plus récent sur la tribu, intitulé «Le mariage de la dernière femme Naua», remontait à 1906. «Ils ont dit qu’ils ne devraient pas être obligés de quitter leurs terres. Ils ont dit qu’ils étaient Naua», a indiqué Antonio Pereira Neto, de la branche régionale de la Fondation nationale indienne (Funai). «Nous pensions qu’il n’y avait plus de Naua», a-t-il ajouté. «Notre travail consiste maintenant à leur trouver des terres. Aucun être humain n’est autorisé dans le...
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