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Actualités - Chronologie

Une mort lente par asphyxie

Les marins russes risquent une mort lente et pénible par asphyxie, expliquaient hier les experts médicaux de l’Institut des problèmes médico-biologiques de Moscou, cités par l’agence Interfax. Les survivants du Koursk, s’il en reste, peuvent être confrontés dans les 24 heures aux symptômes de l’hypoxie, la diminution de la quantité d’oxygène dans le sang, affirment ces spécialistes. La marine a fourni jusqu’à présent des évaluations contradictoires des réserves d’oxygène du Koursk, affirmant tantôt que les réserves seraient épuisées le 18 août, tantôt le 26. Ce décalage est dû «à l’absence totale d’informations sur le nombre de survivants parmi les 118 membres d’équipage», affirment les médecins. Selon les experts, un adulte doit consommer au moins 420 litres d’oxygène (640 grammes) en 24 heures et expirer 420 litres de gaz carbonique (880 grammes). Le non-respect de cette proportion provoque l’hypoxie. Elle se traduit d’abord par des réactions compensatoires : l’essoufflement, les palpitations du cœur, l’accroissement du nombre de globules rouges dans le sang. Ensuite ces réactions ne sont plus en mesure d’assurer une consommation normale d’oxygène par les tissus et «la faim énergétique» se développe : le pouls devient très faible et le cœur bat de plus en plus lentement. Parfois le visage pâlit et apparaît la sueur froide. L’oppression du système nerveux provoque l’apathie, le sommeil et des troubles du comportement. Ensuite les victimes de l’hypoxie perdent la sensibilité et la mémoire, leurs mouvements se dérèglent. Dans les cas les plus graves on observe l’évanouissement, l’urination et la défécation involontaires. La tension artérielle baisse, la respiration s’arrête et la mort survient. Si les hommes sont évacués en phase terminale d’hypoxie, ils peuvent être sauvés grâce à une «oxygénothérapie urgente», c’est-à-dire l’injection d’une solution oxygénée dans le sang ou l’utilisation du ballon d’oxygène ou d’appareils respiratoires spéciaux. Les marins risquent également dans ces conditions des dérèglements psychiques causés par le manque d’oxygène, l’absence de lumière et de communication. Le choix des marins pour les équipages des sous-marins «est très rigoureux», mais les réactions humaines face à un accident comme celui du Koursk sont imprévisibles, soulignent les médecins.
Les marins russes risquent une mort lente et pénible par asphyxie, expliquaient hier les experts médicaux de l’Institut des problèmes médico-biologiques de Moscou, cités par l’agence Interfax. Les survivants du Koursk, s’il en reste, peuvent être confrontés dans les 24 heures aux symptômes de l’hypoxie, la diminution de la quantité d’oxygène dans le sang, affirment ces spécialistes. La marine a fourni jusqu’à présent des évaluations contradictoires des réserves d’oxygène du Koursk, affirmant tantôt que les réserves seraient épuisées le 18 août, tantôt le 26. Ce décalage est dû «à l’absence totale d’informations sur le nombre de survivants parmi les 118 membres d’équipage», affirment les médecins. Selon les experts, un adulte doit consommer au moins 420 litres d’oxygène (640 grammes) en...