La presse dénonce l'insuffisance des ressources techniques et humaines
le 18 août 2000 à 00h00
La presse russe a dénoncé, dans ses éditions d’hier, l’insuffisance des ressources techniques et humaines russes pour le sauvetage des 118 marins du sous-marin nucléaire Koursk. «Les moyens techniques et l’expérience sont perdus. La marine russe n’est plus capable d’exploiter la flotte atomique sous-marine qu’elle a héritée de l’URSS», affirme le quotidien Segodnia citant l’amiral Gueorgui Kostev, ancien responsable de l’état-major russe. Les quotidiens russes ont évoqué aussi bien les échecs des appareils de sauvetage que la difficulté d’utiliser des flotteurs pour remonter le Koursk. «Les sous-marins de sauvetage sont équipés d’anciennes batteries pour des raisons d’économie. L’un d’eux, le Priz, a presque réussi à s’arrimer au sous-marin mais a dû remonter d’urgence car ses batteries étaient déchargées», assure Komsomolskaïa Pravda. «On se demande à quoi sert un appareil de sauvetage dont les batteries durent autant que des piles chinoises achetées au marché ?», lance Vremia Novosteï soulignant que les mini-sous-marins de sauvetage «ne sont adaptés que pour le travail dans les piscines». «Les constructeurs invoquent une situation exceptionnelle, comme si leurs appareils étaient faits pour des avaries sans inclinaison, sans fonds vaseux et avec une mer calme», accuse de son côté Izvestia. Kommersant souligne qu’une autre possibilité de sauvetage examinée, celle de l’utilisation des flotteurs pour remonter le sous-marin, est pratiquement irréalisable. «La flotte russe possède des flotteurs d’une dimension adéquate, mais elle s’en sert rarement et on peut supposer que leur état est loin de l’idéal», affirme le quotidien. «Un autre problème énorme est l’entraînement des plongeurs sans lesquels l’utilisation de flotteurs est impossible : Les exercices de fixation des flotteurs n’ont pas été organisés depuis longtemps faute de moyens», selon Kommersant.
La presse russe a dénoncé, dans ses éditions d’hier, l’insuffisance des ressources techniques et humaines russes pour le sauvetage des 118 marins du sous-marin nucléaire Koursk. «Les moyens techniques et l’expérience sont perdus. La marine russe n’est plus capable d’exploiter la flotte atomique sous-marine qu’elle a héritée de l’URSS», affirme le quotidien Segodnia citant l’amiral Gueorgui Kostev, ancien responsable de l’état-major russe. Les quotidiens russes ont évoqué aussi bien les échecs des appareils de sauvetage que la difficulté d’utiliser des flotteurs pour remonter le Koursk. «Les sous-marins de sauvetage sont équipés d’anciennes batteries pour des raisons d’économie. L’un d’eux, le Priz, a presque réussi à s’arrimer au sous-marin mais a dû remonter d’urgence car ses...
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