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Actualités - Reportages

Simira, dans les textes historiques

Au XVe siècle avant J-C, la ville de Simira, capitale du royaume d’Amourou est mentionnée dans les textes du Tell Amarna comme ayant à sa tête un «Rabichou». «Il s’agit en fait du gouverneur de la cité dépendant directement du pharaon égyptien, tout en étant contrôlé par le roi de Byblos», explique M. Erci Guber, archéologue, auteur du livre Les Phéniciens et chargé d’un secteur de fouilles à Tell Kazel. «Mais la région vivait une période de trouble, le pouvoir était parfois entre les mains des Égyptiens et d’autres fois entre les mains des Hittites, les deux grandes puissances de l’époque. Azyrou, le roi d’Amourou portait l’allégeance tantôt à l’un des pouvoirs, tantôt à l’autre», poursuit-il. Mais le cours de l’histoire va changer avec la bataille de Quadesch. En fait, Égyptiens et Hittites se sont affrontés au cours de combats sanglants dans la trouée de Homs. Le rôle qu’a joué le royaume d’Amourou était très important car son roi avait décidé de porter secours au roi hittite. M. Guber raconte l’histoire de la participation du roi à ce combat. «À la tête de ses troupes, le roi Azyrou s’est dirigé vers le camp hittite. Mais une mauvaise surprise l’attendait. En effet, lors de la dernière bataille, les deux armées ont échangé de camp. Ainsi, se croyant dans un camp hittite, il s’est retrouvé dans un camp égyptien ! «Ces derniers l’ont accueilli en sauveur. Il y est resté alors et s’est même fait passer pour leur allié. Mais, la bataille n’a pas eu de vrai vainqueur, un statu quo général a été décidé. Et le royaume d’Amourou était en zone sous gouvernance hittite ! Le roi s’est vu ainsi convoquer dans la capitale hittite, où il a suivi une éducation politique pendant quatre ou six ans. Mais dans son royaume, on le croyait décapité. À la fin de ce séjour hautement instructif, il est retourné dans son royaume avec une épouse. Et cette politique d’alliance par le mariage a été par la suite instaurée par ses descendants et durera jusqu’à l’invasion des Peuples de la mer». Toutefois, la vie va continuer à Tell Kazel pendant des siècles encore. La couche de cendre datant de l’invasion des Peuples de la mer atteint plusieurs centimètres dans certaines zones, mais des constructions se superposent. En fait, les vestiges archéologiques remontant aux périodes perses, hellénistiques, romaines et byzantines existent sur le tell, mais en nombre limité.
Au XVe siècle avant J-C, la ville de Simira, capitale du royaume d’Amourou est mentionnée dans les textes du Tell Amarna comme ayant à sa tête un «Rabichou». «Il s’agit en fait du gouverneur de la cité dépendant directement du pharaon égyptien, tout en étant contrôlé par le roi de Byblos», explique M. Erci Guber, archéologue, auteur du livre Les Phéniciens et chargé d’un secteur de fouilles à Tell Kazel. «Mais la région vivait une période de trouble, le pouvoir était parfois entre les mains des Égyptiens et d’autres fois entre les mains des Hittites, les deux grandes puissances de l’époque. Azyrou, le roi d’Amourou portait l’allégeance tantôt à l’un des pouvoirs, tantôt à l’autre», poursuit-il. Mais le cours de l’histoire va changer avec la bataille de Quadesch. En fait, Égyptiens et...