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Actualités - Chronologie

Investissements L'Arabie séoudite veut diversifier ses sources de revenus

L’Arabie séoudite, soucieuse de diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre que du pétrole, s’est lancée à la recherche d’investissements étrangers, en particulier dans le secteur du gaz naturel. L’exploitation pétrolière, principale manne financière du royaume, doit rester la chasse gardée de l’entreprise d’État Saudi Aramco, du fait de son caractère hautement stratégique. Mais la situation est tout autre pour le gaz : le marché est désormais ouvert aux compagnies pétrolières occidentales, qui ont jusqu’au 26 août pour soumettre leurs offres. Pour l’instant, les compagnies en lice sont les américaines Exxon-Mobil, Chevron, Texaco, Conoco, Phillips, Marathon, Enron et Occidental Petroleum (Oxy) – ces deux dernières envisageant une offre commune –, ainsi que les européennes BP (britannique), Royal Dutch Shell (anglo-néerlandais), TotalFinaElf (France) et Eni (Italie). Mais ces entreprises rechignent à fournir des détails avant la décision finale de Ryad, prévue avant la fin de l’année. En mai dernier, l’Arabie avait annoncé avoir reçu des propositions d’investissement de plus de 100 milliards de dollars sur 20 ans, émanant de 12 firmes internationales. Selon une source diplomatique occidentale, «beaucoup de ces propositions sont redondantes, mais on peut raisonnablement s’attendre à ce que les négociations portent sur plusieurs milliards». Ryad a décidé d’ouvrir le pays aux investissements étrangers après l’effondrement des cours du pétrole brut sous 10 dollars le baril fin 1998, selon cette source. Depuis, les cours du pétrole ont plus que triplé, dépassant 30 dollars le baril grâce aux restrictions de production décidées en mars 1999 par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). D’après les estimations de la société de courtage spécialisée PFC, basée à Washington, la flambée des cours du pétrole permettra à Ryad d’engranger des recettes pétrolières de 75,7 milliards de dollars en 2000, contre 47,1 milliards de dollars en 1999. Dans son rapport trimestriel publié en juillet, la Saudi British Bank avait estimé que les revenus tirés des exportations pétrolières en 2000 atteindront plus de 42,6 milliards de dollars, alors que l’ensemble des recettes prévues par le budget séoudien totalisent 41,86 milliards de dollars. Mais la plupart des analystes estiment que les cours du pétrole ne resteront pas aussi élevés à long terme. Ryad a d’ailleurs affiché sa volonté d’augmenter sa production. Les analystes soulignent que cette position n’est pas uniquement due aux pressions des États-Unis, plus gros consommateur mondial de pétrole et principal partenaire commercial de l’Arabie séoudite. Des cours trop élevés risquent surtout, à terme, de réduire la demande, en pesant sur la croissance des pays consommateurs et en les incitant à se tourner vers d’autres sources d’énergie. L’ancien ministre séoudien du Pétrole, le cheikh Ahmed Zaki Yamani, a prédit en juin dernier que l’âge du pétrole arrivera bientôt à sa fin. «Je puis vous dire avec confiance qu’une baisse importante du prix du pétrole interviendra dans cinq ans et que dans trente ans il y aura de très importantes quantités de pétrole disponibles, mais sans acheteurs», a estimé le cheikh Yamani. Dès 1997, son successeur actuellement en poste, Ali al-Nouaimi, avait insisté sur le fait que «le gaz est tout aussi important» que le pétrole pour assurer une croissance économique continue de l’Arabie séoudite. En plus de receler les plus importantes réserves de pétrole de la planète, estimées à 261 milliards de barils, l’Arabie séoudite dispose de réserves gazières estimées à environ 6 000 milliards de mètres cubes. Mais la diversification comporte des limites. «L’industrie restera principalement basée sur le pétrole dans un avenir relativement proche», a souligné un porte-parole du Comité pour le commerce au Moyen-Orient (Committee for Middle East Trade), basé à Londres. Selon un autre analyste londonien, «les tentatives de diversification ont été limitées et peu couronnées de succès» jusqu’à présent. Pourtant, cette fois-ci, la situation pourrait être différente. Les récentes décisions de Ryad sont appliquées à une «vitesse à couper le souffle», estime le diplomate occidental.
L’Arabie séoudite, soucieuse de diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre que du pétrole, s’est lancée à la recherche d’investissements étrangers, en particulier dans le secteur du gaz naturel. L’exploitation pétrolière, principale manne financière du royaume, doit rester la chasse gardée de l’entreprise d’État Saudi Aramco, du fait de son caractère hautement stratégique. Mais la situation est tout autre pour le gaz : le marché est désormais ouvert aux compagnies pétrolières occidentales, qui ont jusqu’au 26 août pour soumettre leurs offres. Pour l’instant, les compagnies en lice sont les américaines Exxon-Mobil, Chevron, Texaco, Conoco, Phillips, Marathon, Enron et Occidental Petroleum (Oxy) – ces deux dernières envisageant une offre commune –, ainsi que les européennes BP...