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Actualités - Communiques Et Declarations

Joumblatt dénonce l'immixtion des services de sécurité

Nouvelle escalade dans la position et le discours du député Walid Joumblatt. Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) a haussé le ton d’un cran hier, à l’occasion de son entretien à Moukhtara avec une imposante délégation populaire conduite par cheikh Abou Ali Sleimane. «L’État est maintenant en congé et paralysé, a-t-il déclaré, et en même temps il est hostile. Voilà pourquoi notre combat est un combat contre l’État». Il a ainsi rapporté «les visites» qu’effectue dans les circonscriptions du Chouf et de Baabda-Aley «la Sûreté de l’État» aux moukhtars et aux présidents de municipalité. «Cela ressemble fort à des menaces – du moins à un message», a estimé M. Joumblatt. Faisant également état de la «présence massive» d’un officier de la police judiciaire dans la localité de Chehim, «on dirait vraiment qu’il est en train d’exécuter une mission antidrogue», il a prévu un «interventionnisme accru» dans la circonscription de Baabda-Aley. «Notre bataille, c’est donc la bataille du peuple contre l’État, et il est étrange d’entendre le président Lahoud répéter qu’il n’a rien à voir avec tout cela», a-t-il ajouté. Enfin, concernant les récentes déclarations du député Rochaïd el-Khazen à propos des «fantômes», M. Joumblatt a confirmé la véracité de ces propos. D’autre part, et après avoir estimé qui’il était «tout à fait légitime que la Syrie s’immisce dans les affaires internes de la communauté druze au Liban», M. Joumblatt s’est penché sur le problème de l’élection – et de la personne – du cheikh akl druze. Il a ainsi rappelé que ni le responsable syrien avec lequel il avait conféré ni le président de la République n’étaient intervenus dans le recours en invalidation de la loi de désignation du nouveau cheikh Akl, Abou Ali Sleimane Abou Ziab. «Et le président Berry a également déclaré à M. Ghazi Aridi, la semaine dernière, qu’il n’avait, lui aussi, rien à voir avec tout cela : bizarre, bizarre !…», a poursuivi M. Joumblatt. «Il y a trop de mensonges au Liban, et la communauté druze n’est jamais intervenue dans les affaires du Conseil supérieur chiite ni dans l’élection qui a consacré cheikh Mohammed Mehdi Chamseddine, ou dans celle de cheikh Mohammed Rachid Kabbani pour la communauté sunnite». Le fait est que M. Joumblatt a reproché au président de la Chambre Nabih Berry d’avoir pris fait et cause pour le candidat druze qu’avait présenté l’émir Talal Arslane à l’élection du Conseil constitutionnel, et ce, contre le candidat que le seigneur de Moukhtara avait parrainé. «J’ai un doute désormais concernant l’amitié et la coopération à notre égard de M. Berry», a conclu M. Joumblatt.
Nouvelle escalade dans la position et le discours du député Walid Joumblatt. Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) a haussé le ton d’un cran hier, à l’occasion de son entretien à Moukhtara avec une imposante délégation populaire conduite par cheikh Abou Ali Sleimane. «L’État est maintenant en congé et paralysé, a-t-il déclaré, et en même temps il est hostile. Voilà pourquoi notre combat est un combat contre l’État». Il a ainsi rapporté «les visites» qu’effectue dans les circonscriptions du Chouf et de Baabda-Aley «la Sûreté de l’État» aux moukhtars et aux présidents de municipalité. «Cela ressemble fort à des menaces – du moins à un message», a estimé M. Joumblatt. Faisant également état de la «présence massive» d’un officier de la police judiciaire dans la localité de...