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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Partir, revenir

Il y a des jours où je ferai mieux de la boucler. Et surtout de ne pas étaler mes états d’âme dans les colonnes de votre quotidien. Après avoir râlé comme un damné contre les retransmissions sportives à la télé, voilà qu’aujourd’hui je devrai me réjouir: plus de ballons, toutes tailles et tous sexes confondus. Plus de courses à pied, à cheval ou en voiture. Eh bien non. Vous me voyez, tout au contraire, contrit, accablé de regrets, battant ma coupe et faisant ici publiquement mon mea culpa. Ma punition est pire que tout ce que j’aurai pu imaginé. Pire que d’être envoyé au coin, coiffé du bonnet d’âne! Au lieu du «sport», j’ai droit à présent aux «législatives». Et je souffre, car, à tout prendre, Agassi, Schumacher, Zizou et les autres se contentaient d’agir sans parler, alors que nos futurs représentants font tout le contraire. Mais, comme disait l’autre: «Cause toujours, tu me désintéresses!». Quelle image me renvoie mon petit écran? Il y a d’abord les «has been», ceux qui veulent nous faire croire que nous n’aurions pas (sur)vécu sans eux et qui nous jouent «l’éternel retour» version «live». Il y a ceux qui ont hiberné pendant quatre ans et qui se réveillent pour prouver qu’eux ont (sur?)vécu en nous jouant «le grand sommeil», version «somnifère». Il y a aussi les «bleus» qui entendent nous convaincre qu’avec eux nous allons enfin pouvoir vivre un «pousse-toi un peu que je m’y mette» version «hard». Enfin, il y a les animateurs qui n’aiment plus rien en nous jouant les «Ponce Pilate» version «clean». Quant à moi, ne sachant plus à quel saint (candidat) me vouer, je me contente de jouer les saint Thomas, version super, car si lui avait besoin de voir pour croire, moi j’en suis arrivé à ne plus croire à ce que je vois. P.S. Partir, revenir, film de Claude Lelouch avec J.L. Trintignant, Annie Girardot, Michel Piccoli.
Il y a des jours où je ferai mieux de la boucler. Et surtout de ne pas étaler mes états d’âme dans les colonnes de votre quotidien. Après avoir râlé comme un damné contre les retransmissions sportives à la télé, voilà qu’aujourd’hui je devrai me réjouir: plus de ballons, toutes tailles et tous sexes confondus. Plus de courses à pied, à cheval ou en voiture. Eh bien non. Vous me voyez, tout au contraire, contrit, accablé de regrets, battant ma coupe et faisant ici publiquement mon mea culpa. Ma punition est pire que tout ce que j’aurai pu imaginé. Pire que d’être envoyé au coin, coiffé du bonnet d’âne! Au lieu du «sport», j’ai droit à présent aux «législatives». Et je souffre, car, à tout prendre, Agassi, Schumacher, Zizou et les autres se contentaient d’agir sans parler, alors que nos futurs...