Le programme nord-coréen de missiles, que Pyongyang a proposé d’abandonner en échange d’un accès à la technologie des lanceurs de satellites, reste enveloppé d’un épais voile de mystère. Ce programme a été développé dans le plus grand secret par l’État stalinien, le plus fermé du monde, à la suite de sa décision de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire en 1993. Mais les experts occidentaux s’interrogent aujourd’hui sur la capacité réelle de la Corée du Nord en matière de défense en général et de missiles en particulier. La seule chose de précise que la communauté internationale sache à ce propos remonte au tir d’essai d’un missile à longue portée le 31 août 1998 qui avait survolé le Japon. Depuis, les hypothèses vont bon train, les États-Unis estimant notamment que la Corée du Nord serait en mesure d’ici à 2005 de développer un missile pouvant atteindre ses côtes. Selon les services de renseignement sud-coréens, le missile balistique tiré en 1998 était un missile Taepodong I à trois étages d’une portée maximum de 4 500 km. Selon des estimations sud-coréennes, Pyongyang a accumulé environ 1 000 tonnes d’ogives à charge chimique et était en mesure dès 1998 de produire une centaine de missiles Scud par an. Mais certains scientifiques américains ont émis des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à produire un missile balistique intercontinental à tête nucléaire capable de frapper les États-Unis. Des images satellite publiées l’an dernier d’un site de lancement de missiles en Corée du Nord ont révélé des installations très primaires, selon des experts. La Corée du Nord a toujours soutenu que le lancement de 1998 était une tentative pacifique de mise en orbite d’un satellite. Les États-Unis ont également tenté d’obtenir de la Corée du Nord qu’elle renonce à ses exportations d’armement, mais Pyongyang a réclamé un milliard de dollars de compensation, ce que lui a été refusé. Pyongyang a été accusé d’avoir aidé le Pakistan à développer son programme de missiles nucléaires Ghauri, ce qu’Islamabad a toujours nié. La Corée du Nord avait accepté en 1994 de geler son programme nucléaire, en échange de la construction de deux réacteurs nucléaires civils sur son territoire.
Le programme nord-coréen de missiles, que Pyongyang a proposé d’abandonner en échange d’un accès à la technologie des lanceurs de satellites, reste enveloppé d’un épais voile de mystère. Ce programme a été développé dans le plus grand secret par l’État stalinien, le plus fermé du monde, à la suite de sa décision de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire en 1993. Mais les experts occidentaux s’interrogent aujourd’hui sur la capacité réelle de la Corée du Nord en matière de défense en général et de missiles en particulier. La seule chose de précise que la communauté internationale sache à ce propos remonte au tir d’essai d’un missile à longue portée le 31 août 1998 qui avait survolé le Japon. Depuis, les hypothèses vont bon train, les États-Unis estimant notamment que la...
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