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Actualités - Chronologie

Israël Pékin dénonce l'annulation de la vente par Tel-Aviv d'un avion-radar

La Chine s’est plainte hier auprès des États-Unis de la décision israélienne, prise à la suite d’intenses pressions américaines, d’annuler la vente d’un avion-radar destiné à la Chine. Le président Jiang Zemin s’est fait lui-même l’interprète du mécontentement chinois en recevant à Pékin le secrétaire américain à la Défense, William Cohen. Au cours d’une conférence de presse, M. Cohen a indiqué que la question avait été soulevée lors de son entretien de 90 minutes avec le président chinois. «L’annulation de la vente est manifestement un sujet de préoccupation pour la Chine», a-t-il observé. Auparavant, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait critiqué Washington en affirmant «qu’aucun pays n’a le droit de s’ingérer dans les relations bilatérales entre la Chine et d’autres pays». Depuis Camp David, le Premier ministre israélien Ehud Barak avait fait savoir mercredi qu’il avait décidé d’annuler cette vente. Les États-Unis exerçaient depuis plusieurs mois d’intenses pressions sur leur allié israélien pour qu’il renonce à ce contrat de 250 millions de dollars. Washington, qui s’est dit satisfait de la décision israélienne, craignait que les avions-radars ne renforcent le potentiel d’attaque de Pékin face à Taïwan. Le contrat, portant sur la livraison d’un Phalcon équipé d’un radar de type Awacs (Airborne Warning and Control System) comprenait une option pour quatre autres avions similaires. M. Cohen a tenté de convaincre les Chinois que les pressions de Washington sur l’État hébreu ne signifiaient pas que les États-Unis sont systématiquement hostiles à la Chine. «Cela ne signifie pas que nous cherchions à endiguer la Chine, a-t-il déclaré. Je ne pense pas que la Chine puisse être endiguée et notre politique est justement l’inverse». «La Chine est une grande puissance. Il est important qu’elle soit entièrement intégrée à l’économie internationale et à la communauté internationale», a-t-il ajouté. M. Cohen est arrivé mardi à Pékin pour une visite de quatre jours destinée à renouer des contacts militaires interrompus par le bombardement par l’Otan de l’ambassade de Chine en Yougoslavie en mai 1999. Washington, qui soupçonne Pékin de transférer de la technologie militaire et nucléaire à des pays tels que le Pakistan, l’Iran et la Corée du Nord, cherche particulièrement à reprendre le dialogue avec Pékin sur la question de la non-prolifération des armements. Les dirigeants chinois ont de leur côté appelé une nouvelle fois les Américains à cesser leurs ventes d’armes à Taïwan. M. Cohen les a encouragés à agir pour réduire la tension dans le détroit de Formose en profitant de la situation nouvelle créée par l’arrivée au pouvoir à Taipei du président Chen Shui-bian. Taiwan constitue la principale pomme de discorde entre Pékin et Washington, la Chine considérant l’île comme une de ses provinces malgré un demi-siècle de séparation politique. Les deux pays n’ont trouvé aucun terrain d’entente sur la question du bouclier antimissile (NMD) en projet aux États-Unis et auquel Pékin est farouchement opposé, y voyant une atteinte à sa stratégie de dissuasion. «J’ai souligné que le NMD était devenu réalité en raison de la prolifération de la technologie des missiles et des armes de destruction massive», avait déclaré mercredi M. Cohen.
La Chine s’est plainte hier auprès des États-Unis de la décision israélienne, prise à la suite d’intenses pressions américaines, d’annuler la vente d’un avion-radar destiné à la Chine. Le président Jiang Zemin s’est fait lui-même l’interprète du mécontentement chinois en recevant à Pékin le secrétaire américain à la Défense, William Cohen. Au cours d’une conférence de presse, M. Cohen a indiqué que la question avait été soulevée lors de son entretien de 90 minutes avec le président chinois. «L’annulation de la vente est manifestement un sujet de préoccupation pour la Chine», a-t-il observé. Auparavant, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait critiqué Washington en affirmant «qu’aucun pays n’a le droit de s’ingérer dans les relations bilatérales entre la...