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Actualités - Chronologie

Athlétisme - Sélections olympiques américaines Duel, paris, retours et ... surprises

Le duel tant attendu sur 200 m entre Michael Johnson et Maurice Greene, les paris dont le plus ambitieux est celui de Marion Jones et les retours d’anciennes gloires seront les points chauds des sélections olympiques américaines d’athlétisme qui débutent vendredi à Sacramento (Californie). Tous devront pourtant aborder avec prudence le séjour au «Hornet Stadium», site de ce rendez-vous traditionnel qui ne tient compte ni des titres ni des records et où la moindre faute est sanctionnée par une désillusion olympique. Pour Greene et Johnson notamment, il s’agit de retrouvailles avec le stade de California State University, niché aux limites d’une capitale administrative baignée de chaleur, puisqu’ils y avaient disputé les sélections mondiales de 1995. Le duel Depuis les Mondiaux de Séville, Greene, fort d’un triplé comprenant le 200 m, n’a cessé de provoquer Johnson le recordman du monde. «J’ai le sentiment que je suis l’homme à battre sur 200 m», affirmait encore récemment Greene qui rappelle à chaque occasion qu’il est lui «l’homme le plus rapide de la planète» (9’’79). Moins fanfaron, Johnson a pour lui la preuve du chronomètre. D’un record du monde hissé à 19 sec 32/100 lors de la finale d’Atlanta et d’un 19 sec 71/100 réalisé en début d’année en Afrique du Sud. Au-delà du duel, Greene et Johnson devront surtout assurer la qualification pour maintenir leurs rêves de triplé olympique. Le premier visant les 100-200 et 4x100 m, comme à Séville l’an dernier, et le second les 200-400 et 4x400 m, comme à Atlanta en 1996. Sur 100 m, Greene, meilleur chrono (9’’91), devrait contenir les assauts d’une meute d’opposants, malgré trois revers cette saison dont ceux face à Brain Lewis, régional de l’étape, et Greg Saddler. Et sur 400 m, il est difficile d’imaginer un faux-pas de «MJ» tant il survole la spécialité. Le pari Depuis l’an dernier, Jones parle de son pari de cinq médailles olympiques à Sydney. Même son échec de Séville ne l’a pas fait renoncer et c’est donc les qualifications sur 100, 200 m et longueur qu’elle vise en Californie. Le billet du 100 m lui ouvrira les portes du relais 4x100 m tandis qu’elle espère avoir convaincu les entraîneurs pour le relais 4x400 m avec ses 49’’59 de début de saison. Si l’on voit mal «little» Marion rater ses courses, le doute plane encore et toujours sur ses capacités sur le sautoir. L’ombre de sa médaille de bronze mondiale, associée à la blessure qui suivit, n’a pas été effacée. D’autant qu’elle n’a pas convaincu cette saison où elle n’a pas encore dépassé les 7 mètres. C’est plus sa technique approximative et son manque de régularité, que la qualité de l’opposition américaine, qui peut lui jouer des tours. Encore qu’une ancienne reine de la spécialité s’est rajoutée à la liste... Les retours À 38 ans, Jackie Joyner-Kersee, la retraitée depuis 1998, a choisi de rechausser les pointes. Mais elle n’est pas allée jusqu’à viser à nouveau l’heptathlon, se contentant de relever le défi de la longueur. «Elle ne fait pas cela juste pour se qualifier», assure Greg Foster, l’ancien champion du 110 m haies devenu son agent. «JJK», double championne olympique de l’heptathlon (1988-92), troisième de la longueur à Atlanta, a bénéficié de son statut de lauréate olympique pour obtenir sa chance à Sacramento. Tout comme Dan O’Brien qui, à 34 ans, rêve de défendre son titre du décathlon à Sydney après une saison d’absence durant laquelle il a été dépossédé de son record du monde par le Tchèque Thomas Dvorak qui a ensuite conquis le titre mondial. Dans l’ombre des «stars», Jeff Hartwig tentera de maintenir sa suprématie sur la perche américaine, C.J Hunter («M. Jones») œuvrera au poids pour espérer une sixième médaille familiale... L’inusable Gail Devers, meilleur chrono de la saison sur les haies hautes, pourrait s’ajouter à la liste des paris en doublant 100 et 100 m haies avec à la clé une place dans le relais 4x100 m.
Le duel tant attendu sur 200 m entre Michael Johnson et Maurice Greene, les paris dont le plus ambitieux est celui de Marion Jones et les retours d’anciennes gloires seront les points chauds des sélections olympiques américaines d’athlétisme qui débutent vendredi à Sacramento (Californie). Tous devront pourtant aborder avec prudence le séjour au «Hornet Stadium», site de ce rendez-vous traditionnel qui ne tient compte ni des titres ni des records et où la moindre faute est sanctionnée par une désillusion olympique. Pour Greene et Johnson notamment, il s’agit de retrouvailles avec le stade de California State University, niché aux limites d’une capitale administrative baignée de chaleur, puisqu’ils y avaient disputé les sélections mondiales de 1995. Le duel Depuis les Mondiaux de Séville, Greene, fort d’un...