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Actualités - Chronologie

Pantani garde espoir

Marco Pantani n’est pas un homme abattu. Après avoir perdu cinq minutes dans le final d’Hautacam, le vainqueur du Tour de France 1998 compte un retard de dix minutes sur Lance Armstrong et ne peut plus prétendre signer son retour dans la plus grande épreuve du monde par une victoire. Cela toutefois ne le laisse pas moribond et l’Italien aimerait pouvoir marquer les esprits dans le Mont-Ventoux. Depuis deux jours et l’étape pyrénéenne, le leader de la Mercatone Uno n’a que Lance Armstrong dans la tête. «Jan Ullrich et moi n’étions pas là l’an dernier, mais il me semble que l’Américain se sait depuis longtemps plus fort que tout le monde. Pour ma part, je nourris l’espoir qu’il soit encore attaquable, qu’après avoir démontré sa surpuissance, il puisse encore être affaibli». À l’entendre, rien ne prédispose Marco Pantani à un fulgurant retournement de situation. «D’abord, je n’ai pas connu une approche du Tour de France idéale. J’ai disputé le Tour d’Italie avec quinze jours d’entraînement et j’ai peut-être commis l’erreur de ne pas abandonner après deux semaines comme mon corps me le demandait. Je suis allé au bout mais j’ai terminé très fatigué. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas disputé une seule course avant le Tour de France. Au départ, je me sentais bien, mais à présent je souffre un peu de l’estomac». « Je vais improviser » Il y a ensuite la météo qui ne cesse d’être annoncée mauvaise, notamment lors de cette étape mythique du Mont-Ventoux, et qui rappelle à certains égards le Tour de France 1980. «Les grands coureurs actuels n’ont jamais connu ça, mais ce mauvais temps est le meilleur allié des grands gabarits Lance Armstrong et Jan Ullrich. Ils seront toujours plus résistants que je ne le serais moi-même. De toute façon, le plus grand problème reste Lance Armstrong. Il ne sera pas facile à battre et cela ne va pas changer en deux jours. «La seule chose à faire est une course d’usure même si son équipe n’est pas aussi faible qu’on le dit. Je crois savoir que le peloton a envie de s’attaquer à Armstrong et ce n’est qu’en unissant nos efforts, Zülle, Escartin, Ullrich, Jimenez, Virenque et moi que nous aurons une petite chance d’y arriver». Cela relève néanmoins de l’utopie, chacun de ces outsiders finissant toujours par préserver son propre intérêt. Marco Pantani peut donc vraiment regretter tout le temps perdu dans Hautacam. «Ce jour-là, j’ai accéléré pour anticiper l’attaque d’Armstrong. J’avais parlé avec lui dans l’Aubisque et il m’avait dit qu’il était important de distancer Jan Ullrich qu’il trouve encore trop gros de deux kilos. Pour moi, Ullrich est très bien et reste le principal adversaire de l’Américain». La première occasion d’une coalition contre Armstrong se présentera jeudi avec le Mont-Ventoux, et Marco Pantani ne semble pas trop croire en sa propre chance. «Je vais improviser, surtout ne rien prévoir. Avec Armstrong, c’est difficile. Miguel Indurain, par exemple, était usant, cherchant à te fatiguer jour après jour. Lui, il te tue dès qu’il le peut». Il n’est pas certain que Marco Pantani et les autres puissent en faire de même...
Marco Pantani n’est pas un homme abattu. Après avoir perdu cinq minutes dans le final d’Hautacam, le vainqueur du Tour de France 1998 compte un retard de dix minutes sur Lance Armstrong et ne peut plus prétendre signer son retour dans la plus grande épreuve du monde par une victoire. Cela toutefois ne le laisse pas moribond et l’Italien aimerait pouvoir marquer les esprits dans le Mont-Ventoux. Depuis deux jours et l’étape pyrénéenne, le leader de la Mercatone Uno n’a que Lance Armstrong dans la tête. «Jan Ullrich et moi n’étions pas là l’an dernier, mais il me semble que l’Américain se sait depuis longtemps plus fort que tout le monde. Pour ma part, je nourris l’espoir qu’il soit encore attaquable, qu’après avoir démontré sa surpuissance, il puisse encore être affaibli». À l’entendre, rien ne...