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Actualités - Chronologie

Histoire de cravates

Juste un morceau de tissu retenu autour du ou par un nœud plus ou moins savant... Comme le point sur le i, ce petit détail signe une élégance, un souci de plaire, comme aussi un deuil ou, par son absence, la recherche d’un confort, le refus des convenances. Présente depuis bien longtemps dans l’attirail vestimentaire des hommes, la cravate est toujours là sans rien perdre de son importance... On peut la bouder par temps de grandes chaleurs ou d’humeur décontractée, tâter du modernisme en se choisissant un des nouveaux costumes à veste «vareuse» ou cybernétique, on gardera toujours, toujours, dans son vestiaire une cravate «dans le cas où...», sans parler de celles qui, infailliblement, on reçoit en cadeau. Conclusion de cette longue introduction: commercialement parlant, la cravate représente un secteur prospère... La maison Lanvin affiche 350000 pièces vendues par an, dont la moitié sont de couleur bleue, le célèbre «bleu Lanvin». Elles sont réalisées en Savoie, au sein d’une ancienne entreprise familiale, depuis presque un demi-siècle puis distribuées par la célèbre griffe aux quatre coins du monde. Harrod’s, à Londres, en vend plus de 2500 pièces par an, Saks, à New York, 4500 et Mitsukochi, à Tokyo, quasi le double! Qui oserait prétendre que la cravate n’est plus de mise? Produit de luxe et de prestige Production incontestablement de luxe, la cravate l’est aussi de la haute couture lorsqu’elle est griffée. Sa confection est réalisée, pour 40%, à la main. Et ceci au cours d’une fabrication qui comporte plus de 28 étapes... Produit d’exception, elle affiche un prix proportionnel, donc très élevé... C’est le cas pour «la cravate à sept plis» immortalisée par le duc de Windsor, qui n’a jamais accepté d’être cravaté autrement... Dans les ateliers de la griffe, seules trois ouvrières sont en mesure aujourd’hui de réaliser ce modèle d’exception. Il faut calculer plus de dix minutes de travail par pli et disposer d’un tissu susceptible de garder par la suite la pliure. À savoir, aussi, que si pour une cravate traditionnelle il faut 25 cm de tissu sur un mètre, pour une «sept plis», qui se taille dans un carré, il en faut quatre fois plus de matière première... Un tissu spécialement tissé sur des métiers anciens, reliques du temps de la fondatrice de la maison, Jeanne Lanvin. Pour une cravate de luxe, il existe aussi d’autres détails révélateurs. Il en est ainsi de la «triplure». Elle fait l’objet, pour les pièces authentiques, d’attentions particulières. Il faut qu’elle puisse résister à la tension du nœud, être insensible à l’humidité du corps, souple pour ne jamais gêner et indéformable. Viennent ensuite les détails qui concèdent à cet objet de haute qualité ses lettres de noblesse: la barrette «cousue à la main» et les deux plis qui la retiennent, afin de lui assurer une flexibilité latérale... Un «plus» perfectionniste qui plaide en sa faveur. Mœurs d’un autre temps? Nullement. Des sondages entrepris dans sept mégalopoles de la mode révèlent qu’il y a un regain d’amour pour la cravate de grand luxe mais aussi pour la commerciale. Fait étonnant, ce sont les jeunes qui, depuis cinq ans, s’avèrent les plus fervents partisans de ce «come back» inattendu... Par opposition à leurs pères sans doute, principaux auteurs de son exil...
Juste un morceau de tissu retenu autour du ou par un nœud plus ou moins savant... Comme le point sur le i, ce petit détail signe une élégance, un souci de plaire, comme aussi un deuil ou, par son absence, la recherche d’un confort, le refus des convenances. Présente depuis bien longtemps dans l’attirail vestimentaire des hommes, la cravate est toujours là sans rien perdre de son importance... On peut la bouder par temps de grandes chaleurs ou d’humeur décontractée, tâter du modernisme en se choisissant un des nouveaux costumes à veste «vareuse» ou cybernétique, on gardera toujours, toujours, dans son vestiaire une cravate «dans le cas où...», sans parler de celles qui, infailliblement, on reçoit en cadeau. Conclusion de cette longue introduction: commercialement parlant, la cravate représente un secteur...