Etats-Unis Invitation pour un petit tour sur la chaise électrique
le 10 juillet 2000 à 00h00
Une salle de jeux dans un centre commercial de la banlieue de Washington invite petits et grands à s’asseoir sur une chaise électrique, quasi semblable à celles utilisées lors des exécutions dans certains États américains. «Testez votre force. Voyez si vous êtes capables de la faire fumer (la chaise électrique)... Pouvez-vous survivre ?» : sur la chaise, un message défile sur un petit écran électronique, afin d’inciter les visiteurs à insérer le dollar requis pour essayer l’Original Shocker. Une petite fille de 10 ans, Kiernen, saute joyeusement sur l’engin. La chaise, apparemment très populaire, se trouve à l’entrée de la salle de jeux de Dave and Buster’s, un restaurant-espace de jeux très prisé des familles, dans le centre commercial de White Flint, à Kensington. La salle est sombre, emplie du tumulte incessant des jeux électroniques et des machines à sous. La petite Kiernen s’éloigne et revient quelques minutes plus tard avec une amie, Kelly, 14 ans. Les deux tentent l’expérience. «C’est cool !», s’exclame Kiernen, qui avoue ne pas avoir pensé sur le coup à quoi servait habituellement une chaise électrique. Peu après, un père et son fils de 10 ans s’approchent. L’enfant s’assied, tenant fermement les deux électrodes qui permettent au courant de passer. La machine commence alors à faire de plus en plus de bruit, couvrant celui des quelque 50 autres jeux. Une aiguille pointe 300 volts, 1 000, puis «fumée» : des chiffres évidemment fictifs. Le petit Matt Orlove vient d’atteindre la puissance maximale et de gagner une dizaine de tickets qui lui permettront de choisir une peluche. «Cela ne représente rien pour lui. Il pense que c’est juste un tour de manège», affirme son père, qui n’a donné aucune explication à son fils. Jim, 18 ans, a bien pensé aux prisonniers qui sont exécutés. «Ça fait juste quelques petites décharges. C’était chouette», conclut-il, en précisant que la peine de mort est «un châtiment juste». Une autre visiteuse, Anne-Mary Madden, n’est pas de cet avis. «Mon fils m’a demandé ce que c’était et je lui ai répondu que c’était une chaise électrique. Je ne lui ferai jamais essayer, jamais». «L’Original Shocker ne glorifie pas la peine de mort. C’est comme si on disait que les jeux de courses de voitures incitent à la conduite imprudente sur la route», se défend le directeur général de Dave and Buster’s, Dave Joy, qui considère cette attraction comme un simple jeu. L’Original Shocker a été construit en 1996 par une compagnie britannique.
Une salle de jeux dans un centre commercial de la banlieue de Washington invite petits et grands à s’asseoir sur une chaise électrique, quasi semblable à celles utilisées lors des exécutions dans certains États américains. «Testez votre force. Voyez si vous êtes capables de la faire fumer (la chaise électrique)... Pouvez-vous survivre ?» : sur la chaise, un message défile sur un petit écran électronique, afin d’inciter les visiteurs à insérer le dollar requis pour essayer l’Original Shocker. Une petite fille de 10 ans, Kiernen, saute joyeusement sur l’engin. La chaise, apparemment très populaire, se trouve à l’entrée de la salle de jeux de Dave and Buster’s, un restaurant-espace de jeux très prisé des familles, dans le centre commercial de White Flint, à Kensington. La salle est sombre, emplie du...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.