Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Fabius : l'euro, c'est notre taxe Tobin

L’Europe a réglé le problème de la spéculation monétaire en se dotant d’une monnaie unique mais la taxe Tobin, qui vise au même résultat au niveau mondial, se heurte à une hostilité quasi générale, a indiqué samedi le ministre français de l’Économie et des Finances Laurent Fabius. En rencontrant samedi matin sur ce sujet Paul Martin, son homologue canadien, M. Fabius a d’ailleurs pu vérifier que le gouvernement de ce pays n’était pas aussi favorable à la taxe Tobin que ne l’affirment ses partisans français. «Son ministère y est hostile, mais lui a une attitude différente à titre personnel», a expliqué M. Fabius dans une conférence de presse, à l’issue de la réunion des ministres des Finances du G7. Qualifiant de «généreuse» l’idée qui soutend la taxe Tobin, lutter contre la spéculation tout en aidant le développement, le ministre français a ajouté qu’elle posait «des problèmes techniques redoutables» et était «rejetée par la grande majorité des gouvernements et des institutions internationales». «Nous avons notre taxe Tobin à nous, c’est l’euro», a souligné M. Fabius, qui a ajouté que «la France aura l’occasion, dans les mois qui viennent, de développer ses propositions sur la réforme du système financier international». «Ce qui nous importe, c’est d’être efficace», a-t-il dit. La taxe Tobin, nom de l’économiste américain et prix Nobel qui a proposé ce prélèvement minime sur chaque transaction en capital pour freiner la spéculation, est devenue un enjeu de politique intérieure en France où elle est défendue par des organisations non-gouvernementales et certains éléments de la «majorité plurielle» réunissant socialistes, communistes et Verts. Mais en se référant à l’unification monétaire en Europe et à une réforme du système monétaire international, M. Fabius évoque implicitement les thèses du prix Nobel d’économie Robert Mundell, un des pères spirituels de l’euro, qui a qualifié récemment la taxe Tobin «d’idée idiote», estimant que le vrai problème était la stabilisation des taux de change des trois grandes monnaies, dollar, euro et yen.
L’Europe a réglé le problème de la spéculation monétaire en se dotant d’une monnaie unique mais la taxe Tobin, qui vise au même résultat au niveau mondial, se heurte à une hostilité quasi générale, a indiqué samedi le ministre français de l’Économie et des Finances Laurent Fabius. En rencontrant samedi matin sur ce sujet Paul Martin, son homologue canadien, M. Fabius a d’ailleurs pu vérifier que le gouvernement de ce pays n’était pas aussi favorable à la taxe Tobin que ne l’affirment ses partisans français. «Son ministère y est hostile, mais lui a une attitude différente à titre personnel», a expliqué M. Fabius dans une conférence de presse, à l’issue de la réunion des ministres des Finances du G7. Qualifiant de «généreuse» l’idée qui soutend la taxe Tobin, lutter contre la spéculation...