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Actualités - Chronologie

Le Shass exige plus de fermeté de Barak

Le puissant parti ultraorthodoxe Shass a accru la pression hier sur le Premier ministre israélien Ehud Barak en menaçant de quitter le gouvernement s’il ne durcissait pas ses exigences vis-à-vis des Palestiniens avant le sommet de Camp David, qui débute mardi. L’appui du Shass, qui compte 17 députés sur un total de 120 à la Knesset, est considéré comme crucial pour faire ratifier l’accord qui pourrait être conclu lors du sommet entre le président palestinien Yasser Arafat et M. Barak sous les auspices du président américain Bill Clinton. À l’issue d’une réunion extraordinaire à Jérusalem, le Conseil des sages de la Torah, l’instance suprême du Shass, a «exigé» que M. Barak définisse des «lignes rouges» (points non négociables) qui soient «acceptables par le Shass», avant son départ pour Camp David. «Si le Premier ministre ne présente pas ces lignes rouges, nous ne pourrons prendre la responsabilité (de soutenir) un programme qui pourrait provoquer des dégâts irréversibles, auquel cas le Conseil des sages de la Torah examinera sa position au sein du gouvernement et de la coalition», selon un communiqué lu à la presse par Raphaël Pinhasi, secrétaire général du Conseil. Le rabbin Pinhasi a souligné, en réponse à des journalistes, que si le Conseil «n’obtient pas satisfaction, il décidera apparemment de quitter le gouvernement», où siègent quatre ministres du Shass. La coalition de M. Barak est d’autant plus fragile que deux autres partis, le Parti national religieux (PNR, 5 députés) et la formation russophone Israël Be Alya (4 députés), ont annoncé leur intention de démissionner du gouvernement pour protester contre les concessions que M. Barak serait prêt à faire aux Palestiniens. Le rabbin Pinhasi a rejeté comme insuffisantes les cinq «lignes rouges» que M. Barak avait une nouvelle fois définies jeudi. Le Premier ministre avait alors exclu toute remise en cause de l’annexion par Israël de Jérusalem-Est, un retrait total des territoires conquis en 1967, ainsi qu’un retour des réfugiés palestiniens en Israël. Il avait aussi exigé que la vallée du Jourdain soit démilitarisée et averti qu’Israël annexerait des secteurs de la Cisjordanie où est située la majorité des colonies juives. «Ce qu’a dit le Premier ministre n’est pas nouveau et nous avons entendu depuis quelques jours des rumeurs», a dit M. Pinhasi. Il faisait apparemment allusion à des informations de médias israéliens selon lesquelles M. Barak serait prêt à un retrait de plus de 90 % de la Cisjordanie, ce qui entraînerait le passage sous contrôle palestinien de dizaines de colonies où vivent quelque 40 000 colons. Ce durcissement du Shass, à l’origine en juin d’une crise gouvernementale, ne va pas faciliter la tâche de M. Barak pour préparer le sommet. La présidence du Conseil a d’ailleurs démenti, après la publication du communiqué du Shass, une information de la radio militaire – généralement très bien informée – selon laquelle le gouvernement allait libérer des dizaines de prisonniers palestiniens et transférer aux Palestiniens le contrôle de trois localités arabes limitrophes de Jérusalem-Est avant le sommet. «Aucune décision n’a été prise», a affirmé la présidence. Selon la radio, M. Barak s’est engagé auprès de M. Clinton à faire ces «gestes de bonne volonté» afin de «renforcer la confiance» avec les Palestiniens. Par ailleurs, la présidence du Conseil a annoncé que M. Barak irait à Amman ce soir pour rencontrer le roi Abdallah II de Jordanie et ferait escale en Égypte lundi, sur le chemin des États-Unis, pour s’entretenir avec le président Hosni Moubarak.
Le puissant parti ultraorthodoxe Shass a accru la pression hier sur le Premier ministre israélien Ehud Barak en menaçant de quitter le gouvernement s’il ne durcissait pas ses exigences vis-à-vis des Palestiniens avant le sommet de Camp David, qui débute mardi. L’appui du Shass, qui compte 17 députés sur un total de 120 à la Knesset, est considéré comme crucial pour faire ratifier l’accord qui pourrait être conclu lors du sommet entre le président palestinien Yasser Arafat et M. Barak sous les auspices du président américain Bill Clinton. À l’issue d’une réunion extraordinaire à Jérusalem, le Conseil des sages de la Torah, l’instance suprême du Shass, a «exigé» que M. Barak définisse des «lignes rouges» (points non négociables) qui soient «acceptables par le Shass», avant son départ pour Camp David....