Shimon Peres, ancien Premier ministre travailliste d’Israël et prix Nobel de la paix a laissé échapper une nouvelle fois une victoire qui semblait acquise, en perdant la course à la présidence face à un rival peu connu. Le Parlement a préféré le candidat de l’opposition de droite, Moshé Katzav à Shimon Peres, qui espérait, à l’âge de 76 ans, couronner une carrière hors du commun par le poste de chef de l’État, le seul qui manque à son palmarès. Mais la coalition dirigée par le Premier ministre Ehud Barak s’est effondrée entre le moment où Shimon Peres a posé sa candidature, le 29 mai, et le vote du lundi du Parlement. À partir de là, les atouts de Shimon Peres ont perdu de leur valeur et il importait peu qu’il ait une stature internationale et qu’il ait accompli de grandes choses pour l’État d’Israël aux yeux mêmes de ses adversaires. Admiré à l’étranger, il a longtemps été mal aimé dans son pays, y compris au sein de son propre parti, où beaucoup ne lui ont jamais pardonné une série noire d’échecs électoraux, car Peres n’a jamais gagné complètement une élection. Personne n’a pour autant mis en doute les capacités de cet intellectuel à la mise soignée, interlocuteur des grands de ce monde et technocrate de premier plan. «Faucon» dans sa jeunesse, reconverti en «colombe» plus tard, il a été l’artisan de la force militaire d’Israël, particulièrement dans le domaine nucléaire, puis l’architecte du processus de paix avec les Palestiniens à Oslo en 1993. Né à Vishneva, en Pologne, en 1923, Shimon Peres est arrivé en Palestine à l’âge de 11 ans. Après la création de l’État d’Israël, il devient à 29 ans directeur général du ministère de la Défense. Devenu Premier ministre par intérim à la suite de l’assassinat d’Yitzhak Rabin par un extrémiste juif en novembre 1995 à Tel-Aviv, M. Peres perd d’extrême justesse les élections de mai 1996 face à Benjamin Netanyahu. Son rôle crucial dans les accords de paix d’Oslo de 1993 avec les Palestiniens lui a valu en 1994 le prix Nobel de la paix en compagnie de Rabin et du président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) Yasser Arafat. Il s’attache depuis lors à promouvoir sa vision d’un «nouveau Proche-Orient», centré sur la coopération économique entre Israël et ses voisins arabes. Mais cela lui a valu d’être qualifié d’incorrigible rêveur et même d’être accusé de vouloir faire perdre à Israël son identité juive. Il a été détrôné en 1997 de la direction du Parti travailliste par M. Barak, qui a créé tout spécialement pour lui le poste de ministre de la Coopération régionale, sans aucun poids politique.
Shimon Peres, ancien Premier ministre travailliste d’Israël et prix Nobel de la paix a laissé échapper une nouvelle fois une victoire qui semblait acquise, en perdant la course à la présidence face à un rival peu connu. Le Parlement a préféré le candidat de l’opposition de droite, Moshé Katzav à Shimon Peres, qui espérait, à l’âge de 76 ans, couronner une carrière hors du commun par le poste de chef de l’État, le seul qui manque à son palmarès. Mais la coalition dirigée par le Premier ministre Ehud Barak s’est effondrée entre le moment où Shimon Peres a posé sa candidature, le 29 mai, et le vote du lundi du Parlement. À partir de là, les atouts de Shimon Peres ont perdu de leur valeur et il importait peu qu’il ait une stature internationale et qu’il ait accompli de grandes choses pour l’État...
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