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Actualités - Reportages

Vivre dans une cabane française

Construites quelques mois après l’arrivée à Anjar des réfugiés arméniens, les cabanes françaises n’ont jusqu’à présent pas été détruites. Et elles ne le seront jamais. C’est le cas également des petites fontaines édifiées dans chaque quartier de la localité et qui ont servi jusqu’aux années cinquante à alimenter les réfugiés en eau. Pour les habitants de Anjar, ces cabanes restent le témoin visible du courage et de l’endurance des Arméniens de Jabal Moussa. Certains y ont vécu plus de quarante ans. Aujourd’hui, plus aucune famille n’habite cette chambre française, pourvue initialement d’un WC, construit un peu plus loin, et entourée d’un terrain de 400 mètres carrés. Certains ont bâti des villas à proximité de la cabane, d’autres ont intégré cette chambre à une partie de la maison. Les cabanes ont également été transformées en fonds de commerce. Certains Arméniens qui ont quitté Anjar pour s’établir à Zahlé ou à Beyrouth ont préservé leur premier bien immobilier acquis au Liban. Ils l’utilisent en week-end pour les rencontres entre famille et amis. Comment a-t-on réussi à vivre dans de telles cabanes, où tout une famille était contrainte de cuisiner, manger, dormir, respirer dans un espace réduit. «Durant l’hiver, on allumait un feu à l’intérieur de la cabane ; le soir, on le recouvrait de cendres et on y installait notre lit qui était formé d’un matelas assez fin, capable de retenir la chaleur», raconte l’actuel moukhtar de Khodr Bek. Parfois douze personnes logeaient dans une même cabane. «Il y avait une chambre, certes, mais aussi plusieurs coins, l’un était consacré à la cuisine, l’autre aux rangements…», lance en souriant une octogénaire. Beaucoup d’habitants de la localité avaient prévu, pour faire de la place, une mezzanine en bois à l’intérieur de la cabane.
Construites quelques mois après l’arrivée à Anjar des réfugiés arméniens, les cabanes françaises n’ont jusqu’à présent pas été détruites. Et elles ne le seront jamais. C’est le cas également des petites fontaines édifiées dans chaque quartier de la localité et qui ont servi jusqu’aux années cinquante à alimenter les réfugiés en eau. Pour les habitants de Anjar, ces cabanes restent le témoin visible du courage et de l’endurance des Arméniens de Jabal Moussa. Certains y ont vécu plus de quarante ans. Aujourd’hui, plus aucune famille n’habite cette chambre française, pourvue initialement d’un WC, construit un peu plus loin, et entourée d’un terrain de 400 mètres carrés. Certains ont bâti des villas à proximité de la cabane, d’autres ont intégré cette chambre à une partie de la...