La maca, racine médicinale originaire des Andes et connue sous le nom de «Viagra péruvien» du fait de ses propriétés stimulantes, est très appréciée à l’étranger, notamment aux États-Unis et au Japon qui en ont importé plus de 45 tonnes en 1999, mais aussi en Europe. Cette racine, considérée par certains chercheurs comme supérieure au gin seng asiatique, a paradoxalement acquis sa notoriété de médicament contre l’impuissance sexuelle au moment même de la découverte du viagra. Des scientifiques avaient alors souligné que la maca, très riche en vitamines, avait, contrairement au viagra, l’avantage d’être un produit entièrement naturel, selon un rapport du ministère de l’Agriculture péruvien. Depuis, les exportations de maca ont explosé pour atteindre 54,6 tonnes en 1999 contre 33 l’année précédente, les États-Unis en étant les plus friands avec 35 tonnes, suivis du Japon avec 10, de l’Italie avec 5 et du Portugal avec 2,5, selon des statistiques officielles. La maca, bulbe déjà cultivée comme aliment 10 000 av. J-C., pousse dans les Andes péruviennes à une altitude comprise entre 3 500 et 5 000 mètres. De nombreuses études ont mis en évidence sa richesse en protéines, hydrates de carbone, acides gras, fibres et minéraux tels que calcium, zinc, iode et magnésium. Elle contient également des saponines stéroïdes, qui interviennent dans la fabrication naturelle des hormones, selon le rapport du ministère. Cette racine se voit ainsi attribuer de multiples propriétés curatives. Outre son pouvoir de stimulant sexuel, elle a la réputation d’aider à retarder le vieillissement, lutter contre la fatigue intellectuelle et l’anémie, entre autres. Victime de son succès, la maca a été exportée de manière incontrôlée ces deux dernières années, suscitant l’inquiétude des paysans péruviens qui ont demandé aux autorités d’intervenir pour protéger ce produit et en défendre le prix sur les marchés extérieurs. Le gouvernement a ainsi promulgué l’an dernier une loi réglementant l’exportation de la maca afin de faire en sorte qu’elle se vende avec une valeur ajoutée revenant au producteur et éviter que le produit soit cloné ou fasse l’objet d’un brevet de la part d’entrepreneurs peu scrupuleux. En outre, la maca est la vedette, pour la seconde année consécutive, d’un festival, organisé Junin (centre du Pérou) et auquel ont pris part quelque 200 producteurs et une centaine de transformateurs péruviens, ainsi que des hommes d’affaires étrangers. La tradition populaire veut aussi que lorsque les colons espagnols sont arrivés au Pérou, l’altitude élevée et les basses températures de ce pays andin «les ont rendus stériles». «Les Indiens ont alors eu pitié des Espagnols, leur ont donné de la maca et le problème a été réglé», dit la légende.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La maca, racine médicinale originaire des Andes et connue sous le nom de «Viagra péruvien» du fait de ses propriétés stimulantes, est très appréciée à l’étranger, notamment aux États-Unis et au Japon qui en ont importé plus de 45 tonnes en 1999, mais aussi en Europe. Cette racine, considérée par certains chercheurs comme supérieure au gin seng asiatique, a paradoxalement acquis sa notoriété de médicament contre l’impuissance sexuelle au moment même de la découverte du viagra. Des scientifiques avaient alors souligné que la maca, très riche en vitamines, avait, contrairement au viagra, l’avantage d’être un produit entièrement naturel, selon un rapport du ministère de l’Agriculture péruvien. Depuis, les exportations de maca ont explosé pour atteindre 54,6 tonnes en 1999 contre 33 l’année...