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Actualités - Chronologie

Israël Ehud Barak à la recherche d'une nouvelle majorité

Le Premier ministre israélien Ehud Barak, sans majorité au Parlement, s’est lancé hier dans de nouvelles négociations-marathon après celles de Camp David pour tenter de former une coalition, dont la composition influera sur le processus de paix. M. Barak a rencontré en fin de journée le chef de l’opposition de droite Ariel Sharon. Officiellement, le Premier ministre a informé M. Sharon des résultats du sommet de Camp David, qui s’est achevé mardi sur un constat d’échec après deux semaines de discussions intensives. Mais, selon certains analystes, M. Barak a saisi l’occasion pour sonder M. Sharon sur la possibilité de la constitution d’un gouvernement d’union nationale. La deuxième option pour M. Barak serait de convaincre l’important parti ultraorthodoxe Shass avec ses 17 députés sur 120 de reprendre sa place au sein de la coalition. Le sommet de Camp David a en effet coûté sa majorité à M. Barak. Trois des partis de droite de la coalition, dont le Shass, ont fait défection à la veille du sommet pour protester à l’avance contre les concessions que M. Barak était censé faire aux Palestiniens. Depuis, le gouvernement a subi une série de défaites au Parlement où l’opposition a réussi à faire passer des propositions de loi. La prochaine échéance importante aura lieu lundi lors de l’examen de deux motions de censure. Sur le papier, l’opposition est en mesure de mobiliser les 61 députés nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Le résultat dépendra en grande partie du Shass qui maintient le suspens sur son attitude. «Nous ne sommes pas pressés de rentrer dans le gouvernement, pour le moment nous sommes dans l’opposition», a affirmé à la radio le chef du Shass, Eli Yishai. Selon la radio militaire, le Shass demanderait notamment comme prix de son ralliement cinq portefeuilles de ministres au lieu de quatre précédemment. M. Sharon se refuse également à céder aux avances de M. Barak et prône publiquement des élections anticipées. «Nous ne voulons pas faire le jeu du Premier ministre qui se livre à des manigances pour survivre aux votes de la semaine prochaine», a proclamé à la radio le chef du groupe parlementaire du Likoud le député Rubi Rivlin. Dans un communiqué, le Likoud proclame qu’il n’entrera pas «dans un gouvernement qui ne rejetterait pas de façon irrévocable la politique menée jusqu’à présent par M. Barak» et dénonce les «concessions» faites à Camp David. Un proche de M. Barak, le ministre des Communications, Binyamin Ben Eliezer, a affirmé qu’un gouvernement d’union nationale devrait être formé uniquement «s’il devient clair qu’il n’y a aucune chance de relancer les négociations avec les Palestiniens». M. Ben Eliezer, le ministre de la Justice, Yossi Beilin, et le ministre auprès de la présidence du Conseil, Haïm Ramon, sont favorables à une alliance avec le Shass plutôt qu’avec le Likoud. Si M. Barak parvient à survivre lundi aux motions de censure, il disposera d’un répit jusqu’au 23 octobre, date du début de la session d’hiver du Parlement. Selon le commentateur de la radio publique, Yaron Dekel, M. Barak pourrait prendre son temps avant de former son prochain gouvernement afin de disposer d’une marge de manœuvre pour d’éventuelles négociations avant le 13 septembre, date à laquelle les Palestiniens ont annoncé qu’ils proclameraient l’indépendance de leur État avec ou sans l’accord d’Israël.
Le Premier ministre israélien Ehud Barak, sans majorité au Parlement, s’est lancé hier dans de nouvelles négociations-marathon après celles de Camp David pour tenter de former une coalition, dont la composition influera sur le processus de paix. M. Barak a rencontré en fin de journée le chef de l’opposition de droite Ariel Sharon. Officiellement, le Premier ministre a informé M. Sharon des résultats du sommet de Camp David, qui s’est achevé mardi sur un constat d’échec après deux semaines de discussions intensives. Mais, selon certains analystes, M. Barak a saisi l’occasion pour sonder M. Sharon sur la possibilité de la constitution d’un gouvernement d’union nationale. La deuxième option pour M. Barak serait de convaincre l’important parti ultraorthodoxe Shass avec ses 17 députés sur 120 de reprendre sa...