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Actualités - Chronologie

Fidji - L'armée lance un ultimatum aux putschistes

L’armée fidjienne a décidé hier, comme elle l’avait annoncé plus tôt, d’interdire les accès du Parlement de Suva où des putschistes retiennent depuis le 19 mai 27 otages, dont le Premier ministre évincé Mahendra Chaudhry, leur donnant 48 heures pour se rendre. Cette décision a pris effet hier à minuit (12h00 GMT mercredi) et «autorise les militaires, après une période de 48 heures, à arrêter et détenir toute personne dans cette zone» autour du Parlement, a précisé un porte-parole militaire, le colonel Filipo Tarakinikini. La zone d’exclusion autour du Parlement comprend les résidences des ambassadeurs de France et des États-Unis aux Fidji, mais ils ont été autorisés à rester, selon une source diplomatique. L’armée avait été placée plus tôt en alerte maximum, au lendemain d’une fusillade, ayant fait au moins cinq blessés, entre des soldats et les putschistes. Cette décision a été prise pour assurer le maintien de la discipline au sein de l’armée dont une unité s’est mutinée mardi à Vanua Levu, deuxième plus grande île des Fidji. Dimanche, l’armée avait déjà indiqué qu’elle allait faire évacuer les lieux, mais le putschiste George Speight avait averti qu’une telle décision pourrait mettre en péril la vie des otages et elle n’avait pas été appliquée. Depuis le 19 mai, les rebelles retiennent en otage le Premier ministre Mahendra Chaudhry, premier chef de gouvernement d’origine indienne dans cet archipel dont l’histoire, depuis l’indépendance en 1970, est marquée par des rivalités entre Mélanisiens, Fidjiens de souche et Indo-Fidjiens, qui constituent 43 % des 800 000 habitants. L’armée a nommé lundi un gouvernement civil intérimaire, dirigé par un ancien banquier, Laisenia Qarase, et au sein duquel ne figure aucun ministre d’origine indienne. Ce gouvernement doit réviser la Constitution de 1997, qui a été abrogée, et organiser des élections générales dans les deux ans. Les putschistes, qui ont reçu la garantie d’être amnistiés une fois les otages libérés, ont dénoncé la nomination de ce gouvernement.
L’armée fidjienne a décidé hier, comme elle l’avait annoncé plus tôt, d’interdire les accès du Parlement de Suva où des putschistes retiennent depuis le 19 mai 27 otages, dont le Premier ministre évincé Mahendra Chaudhry, leur donnant 48 heures pour se rendre. Cette décision a pris effet hier à minuit (12h00 GMT mercredi) et «autorise les militaires, après une période de 48 heures, à arrêter et détenir toute personne dans cette zone» autour du Parlement, a précisé un porte-parole militaire, le colonel Filipo Tarakinikini. La zone d’exclusion autour du Parlement comprend les résidences des ambassadeurs de France et des États-Unis aux Fidji, mais ils ont été autorisés à rester, selon une source diplomatique. L’armée avait été placée plus tôt en alerte maximum, au lendemain d’une fusillade, ayant...