Le nombre des Tziganes ou Roms est estimé à 12 millions dans le monde. Originaires d’Inde, ils sont répartis à travers l’Europe, principalement dans les Balkans et en Roumanie. Nomades, ils rejettent la notion même d’État et n’ont d’ailleurs pas de base territoriale. Ils sont officiellement à peu près 500 000 en Roumanie (1,5 million, selon leurs dirigeants communautaires), autant en Hongrie, entre 400 000 et 500 000 en Slovaquie, 300 000 en République tchèque et 120 000 en Albanie. Les communautés tziganes sont souvent l’objet d’une «discrimination systématique», comme le dénonçait en septembre dernier à Vienne le Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales, Max van der Stoel, lors d’un colloque sur les problèmes des Tziganes. Il a notamment cité «l’intolérance, la méfiance mutuelle, les mauvaises conditions de logement, l’exclusion, le chômage, l’éducation et la discrimination systématique». Leur situation est particulièrement délicate au Kosovo où les Kosovars albanophones accusent les Roms d’avoir collaboré avec leurs «oppresseurs» serbes d’hier. Selon un rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, ils sont victimes de violences délibérées, souvent de la part de membres de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), pour les forcer à fuir. Plusieurs milliers d’entre eux ont gagné clandestinement l’Italie à partir du Monténégro. En Hongrie, plus de la moitié des Tziganes âgés de 17 à 30 ans sont au chômage, 80 % de leurs enfants ne dépassent pas l’école primaire. Selon leurs représentants, plus de 2 000 Roms slovaques ont tenté en 1999 de s’installer en Europe occidentale. Mais la Finlande et la Norvège ont rétabli un système de visas, imitant le Canada, la Grande-Bretagne et l’Irlande. En République tchèque, leur taux de chômage atteint 80 % dans les districts les plus défavorisés. Lors du congrès mondial des Tziganes qui se tiendra à Prague et auquel participeront 250 délégués de 35 pays, la délégation roumaine proposera la création d’un «Parlement européen des Roms», a récemment annoncé le «roi international des Tziganes» Florin Cioaba. «Nous devons avoir une institution propre, européenne, capable de nous représenter à tous les niveaux», a expliqué à la presse le roi autoproclamé qui vit à Sibiu (centre de la Roumanie). La situation des Roms au Kosovo, l’adoption de nouveaux statuts et de la charte de l’Union internationale des Roms ainsi que l’élection d’une nouvelle présidence de l’organisation seront à l’ordre du jour du congrès de Prague, le premier depuis celui organisé en 1990 à Varsovie.
Le nombre des Tziganes ou Roms est estimé à 12 millions dans le monde. Originaires d’Inde, ils sont répartis à travers l’Europe, principalement dans les Balkans et en Roumanie. Nomades, ils rejettent la notion même d’État et n’ont d’ailleurs pas de base territoriale. Ils sont officiellement à peu près 500 000 en Roumanie (1,5 million, selon leurs dirigeants communautaires), autant en Hongrie, entre 400 000 et 500 000 en Slovaquie, 300 000 en République tchèque et 120 000 en Albanie. Les communautés tziganes sont souvent l’objet d’une «discrimination systématique», comme le dénonçait en septembre dernier à Vienne le Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales, Max van der Stoel, lors d’un colloque sur les problèmes des Tziganes. Il a notamment cité «l’intolérance, la méfiance...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.