Une missive d'Arafat a décidé Clinton d'arrêter Camp David
le 27 juillet 2000 à 00h00
C’est une missive de Yasser Arafat reçue mardi en pleine nuit, à 07h15 GMT (03h15 heure locale), par le président américain Bill Clinton dans la propriété de Camp David, qui a convaincu ce dernier de mettre un terme au sommet trilatéral. Un négociateur palestinien a remis la lettre, venant de la villa Birch où résidait Arafat, à la villa de Clinton, Aspen, où bon nombre des réunions du sommet se sont tenues et où un Clinton épuisé et son entourage veillaient pour voir s’il restait quelque espoir de poursuivre les discussions. Encore relativement en forme, Clinton avait rencontré Arafat trois heures plus tôt pour voir si le numéro un palestinien était enclin à un peu plus de souplesse sur la question de Jérusalem. Arafat était ensuite revenu s’entretenir avec sa délégation, et c’est alors qu’est arrivée la missive. «À ce moment-là, le président a compris qu’il n’y avait plus de raison de poursuivre ce sommet et à ce moment-là, nous avons informé les délégations que nous recommandions l’arrêt des négociations», a déclaré un haut responsable américain, sous le sceau de l’anonymat. Tout le monde est alors parti se coucher pour dormir quelques heures, et les délégations se sont réveillées avec le goût amer de la déception, associé à la certitude d’avoir réalisé des progrès et qu’un accord était en vue de ce fait dans les semaines à venir. Une fois levé, Bill Clinton a rencontré le Premier ministre israélien Ehud Barak, et tous deux ont été rejoints par Yasser Arafat pour la dernière d’une série de rencontres trilatérales tenues au cours des 15 derniers jours à Camp David. Ils sont alors convenus de ne pas s’accuser mutuellement de l’échec du sommet, de ne pas divulguer les détails des discussions et de s’abstenir de lancer des menaces, déclare-t-on de source palestinienne. Ensuite, lors de la conférence de presse finale, Ehud Barak, laissant filtrer son humour après 15 jours de «réclusion» dans la résidence présidentielle américaine, a estimé que Camp David était bien «le joyau du système carcéral américain».
C’est une missive de Yasser Arafat reçue mardi en pleine nuit, à 07h15 GMT (03h15 heure locale), par le président américain Bill Clinton dans la propriété de Camp David, qui a convaincu ce dernier de mettre un terme au sommet trilatéral. Un négociateur palestinien a remis la lettre, venant de la villa Birch où résidait Arafat, à la villa de Clinton, Aspen, où bon nombre des réunions du sommet se sont tenues et où un Clinton épuisé et son entourage veillaient pour voir s’il restait quelque espoir de poursuivre les discussions. Encore relativement en forme, Clinton avait rencontré Arafat trois heures plus tôt pour voir si le numéro un palestinien était enclin à un peu plus de souplesse sur la question de Jérusalem. Arafat était ensuite revenu s’entretenir avec sa délégation, et c’est alors qu’est arrivée...
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