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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : nette contraction de l'activité

C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth, dans l’attente de l’élimination des nouvelles violations israéliennes de la frontière avec le Liban, qui devrait paver la voie au déploiement des troupes de l’Onu dans les régions libérées au Liban-Sud. Dans ce contexte, l’offre et la demande du dollar se sont sensiblement contractées, alors que la Banque du Liban (BDL) maintenait en l’état sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dressant ainsi les limites de ses fluctuations dans les deux sens. En effet, le billet vert a été fixé, comme à l’accoutumée, au même taux moyen indiscatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit continuaient de le négocier tout près du haut de la fourchette de la BDL, mais en dehors d’elle en présence d’autres contreparties valables à l’offre. Il s’est donc échangé durant toute la journée entre 1 512,50 et 1 513,50 LL, dans des volumes d’affaires très minces ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, entièrement traités par les banques de la place à l’achat et à la vente. L’euro en forme à l’étranger À l’étranger, l’euro était en forme hier sur les marchés des changes internationaux, attendant la publication aujourd’hui et demain de chiffres américains qui devraient confirmer, d’après des analystes, le ralentissement de l’économie aux États-Unis, alors que le yen continuait de chuter sur des inquiétudes concernant l’économie japonaise. L’euro est parvenu ainsi à se maintenir au-dessus du seuil de 0,94 dollar, alors que le marché semble éloigner les perspectives de hausse des taux américains lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed) le 22 août prochain. «Les signes de croissance modérée suggèrent que la Fed n’aura pas à resserrer agressivement ses taux (...) et si la tendance continue ainsi, elle n’aura sans doute pas besoin de les remonter d’ici à la fin de l’année», ont indiqué hier les analystes de marché dans des notes publiées à Londres. À cet égard, les opérateurs attendaient hier notamment les chiffres sur l’indice du coût du travail aux États-Unis au deuxième trimestre aujourd’hui et ceux sur la croissance préliminaire du produit intérieur brut (PIB) américain pendant la même période, demain. Mais l’euro avait également profité plus tôt de la chute du yen, qui s’échangeait à ses plus bas niveaux depuis quatre mois face à la monnaie unique. La devise nippone souffrait essentiellement du manque de confiance de certains investisseurs envers l’économie japonaise, notamment après l’annonce de la nouvelle chute de 4,4 % des ventes de détail sur un an le mois dernier, selon le ministère du Commerce international et de l’Industrie, alors qu’elles avaient déjà plongé de 5,8 % en glissement annuel en mai. Cela étant, l’euro est parvenu à se soustraire de l’annonce hier par l’Insee d’une maigre hausse de 0,1 % des dépenses de consommation des ménages français le mois dernier contre 2,4 % en mai, excluant toute surchauffe économique, d’autant que ces dépenses représentent environ 25 % de la consommation totale des Français. De son côté, la livre sterling n’a pas pu garder ses maigres gains de la matinée même face au billet vert, après la publication de l’enquête trimestrielle de conjoncture de la Confédération de l’industrie britannique (CBI). Celle-ci a montré une détérioration importante de la confiance du secteur manufacturier britannique au deuxième trimestre, la plus rapide depuis le début de 1999. C’est dans ce contexte que le billet vert s’est négocié à New York hier, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9418 pour un euro contre 0,9385, la veille – 1,5145 pour un sterling contre 1,5165 – 2,0775 DM contre 2,0840 – 6,9655 FF contre 6,9895 – 1,6495 FS contre 1,6535 – 2 055,85 lires contre 2 063,15 – 109,25 yens contre 109,00. Bourse de Beyrouth : sous le signe de Rymco À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est inversée hier après que l’action Rasamny Younis Motor (Rymco) eut renoué avec la hausse, dans un marché autrement stationnaire et toujours étriqué sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a récupéré le terrain qu’il avait cédé la veille en progressant de 0,09 % à 63,39 points. Pourtant, ce mouvement ne s’est guère accompagné d’activité avec au total quelque 31 142 actions négociées d’une valeur de 173 280 dollars. Les craintes sur les résultats des sociétés ont pesé sur les Bourses américaines Sur les places boursières internationales, Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq se sont ressenties hier de la publication de résultats décevants pour certaines entreprises, surtout après un nouvel avertissement de Xerox pour ses prochains résultats. En effet, le secteur des semi-conducteurs ne tardait pas à être délaissé et une certaine défiance sur les valeurs de l’Internet est venue emmener les marchés boursiers américains dans le rouge. Les investisseurs, déjà échaudés par trois avertissements au cours des derniers mois sur les performances du groupe d’imagerie Xerox, ont immédiatement sanctionné à la Bourse hier la nouvelle mise en garde lancée par la direction de ce groupe pour les résultats de la deuxième partie de l’année. Sur le Nasdaq, les valeurs de l’Internet ont été sérieusement secouées notamment avec la décision de la banque d’affaires Lehman Brothers d’abaisser sa recommandation d’«acheter» à «neutre» sur Amazon.com qui vient de perdre son directeur général adjoint, parti rejoindre une autre société. Dans son sillage, Yahoo devait aussi céder du terrain ainsi que le restant du secteur. En l’absence d’indicateurs économiques, hier, les marchés se sont contentés d’observer les résultats publiés des sociétés, en attendant les chiffres sur le coût des salaires aujourd’hui et ceux du PIB demain. Dans cette attente, l’indice Nasdaq est revenu au-dessous du seuil des 4 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la baisse d’un plus haut à 10 692,55 points à un plus bas à 10 545,06 points, avant d’afficher en préclôture, à 23 h heure locale, 10 584,05 points, en baisse de 115,92 points sur la veille. Repli des Bourses européennes Les Bourses européennes ont effacé leurs gains de la matinée et fini pour la plupart sur un léger repli mercredi dans le sillage de Wall Street, la nette baisse du Nasdaq se répercutant en particulier sur les valeurs technologiques. L’indice Eurotop 300 a perdu 0,38 %, l’Eurostoxx résistant mieux et gagnant 0,02 %. La Bourse de Paris a fini en hausse de 0,45 % mais Londres a cédé 0,06 % et Francfort a abandonné 0,37 %. Zurich a perdu 0,12 %, Amsterdam 0,39 %, Milan 1,09 %, Bruxelles 0,08 %. En revanche, Madrid a fini en hausse de 0,27 %. «La recherche de bénéfices solides est très forte parmi les gérants de fonds : c’est un marché difficile à satisfaire dans un contexte de hausse des taux et il y a beaucoup d’incertitudes quant à l’évolution future de ces taux», a noté Paul Horne, de Salomon Smith Barney. Le groupe technologique et industriel allemand Siemens AG a enregistré une progression de 134 % de son bénéfice au troisième trimestre mais le titre perdait 3,89 %, les investisseurs préférant retenir les perspectives prudentes évoquées par le groupe. Siemens a en effet estimé que la croissance des résultats pourrait se ralentir au quatrième trimestre, à l’instar de la société suédoise d’équipement des télécommunications Ericsson, qui a annoncé vendredi une très forte augmentation de ses résultats semestriels mais a mis en garde contre les perspectives du troisième trimestre. Le titre Ericsson a gagné 0,8 % après plusieurs séances de baisse tandis que son rival Nokia montait de 0,3 %. Les analystes s’attendent à ce que Nokia annonce jeudi des résultats très satisfaisants pour le deuxième trimestre et Goldman Sachs a estimé qu’ils pourraient même dépasser les prévisions, le premier fabricant mondial de téléphones mobiles tirant avantage des difficultés éprouvées par ses concurrents Ericsson et Motorola. Infineon et Technolgies, filiale à 71 % de Siemens, a annoncé une hausse de 67 % de son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre grâce à une forte demande de semi-conducteurs, mais elle a chuté de 4,94 %. Tokyo : irrégularité de la cote La Bourse japonaise a terminé mercredi sur une note irrégulière, la hausse de Wall Street la veille n’ayant pas suffi à dissiper le malaise qui pèse sur les marchés japonais depuis la faillite des grands magasins Sogo Co Ltd au début du mois. Toutefois, les valeurs de haute technologie, bénéficiant d’une bonne assise financière comme Sony Corp et Fujitsu Ltd, ont encore attiré des acheteurs. L’indice Nikkei 225 a cédé 70,98 points, soit 0,43 %, à 16 502,61, mais l’indice Topix de l’ensemble des valeurs de la première section de la cote a progressé de 2,08 points, soit 0,14 %, à 1 504,53. Le contrat septembre sur le Nikkei futures a perdu 80 points, à 16,470. «En ce moment, Tokyo ne suit le Nasdaq que lorsqu’il perd du terrain en raison d’un climat général défavorable», a constaté Shigeru Harada, de Sakura Friend Securities. «Essentiellement, les investisseurs sont toujours inquiets et ils se demandent quelle sera la prochaine Sogo», a-t-il ajouté.
C’était le calme plat hier sur le marché des changes de Beyrouth, dans l’attente de l’élimination des nouvelles violations israéliennes de la frontière avec le Liban, qui devrait paver la voie au déploiement des troupes de l’Onu dans les régions libérées au Liban-Sud. Dans ce contexte, l’offre et la demande du dollar se sont sensiblement contractées, alors que la Banque du Liban (BDL) maintenait en l’état sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dressant ainsi les limites de ses fluctuations dans les deux sens. En effet, le billet vert a été fixé, comme à l’accoutumée, au même taux moyen indiscatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit continuaient de le négocier tout près du haut de la fourchette de la BDL, mais en dehors d’elle en...