Dino Zoff, qui a démissionné hier de son poste de sélectionneur national, fut avant tout le plus grand gardien de but de l’histoire du football italien, avant de devenir entraîneur, puis président de la Lazio de Rome. Sourcils broussailleux, regard noir et sourire rare : Dino Zoff adoptait la même attitude pour suivre les matches, qu’il soit dans la tribune officielle, comme président, sur le banc de l’entraîneur, au bord du terrain, ou bien devant une cage, comme gardien de but. Originaire de Mariano del Friuli, dans le nord de l’Italie, Zoff fit ses débuts en série A, la première division, sous les couleurs d’Udine, en 1962. Il avait à peine vingt ans. Vingt ans plus tard, il jouait toujours. Après avoir quitté l’Udinese en 1963, il fit un crochet par Mantoue (1963-1967) et s’installa à Naples (1967-1972). Mais Dino Zoff s’est bâti un palmarès sous le maillot de la Juventus de Turin, qu’il porta entre 1972 et 1983, aux côtés des Bettega, Tardelli, Scirea et Gentile. Ultime obstacle d’une équipe solide, il collectionna six titres de champion d’Italie entre 1973 et 1982. Entraîneur-président Zoff a acquis une dimension internationale avec l’équipe d’Italie, dont il porta le maillot 112 fois. Un record. Il traversa les époques, du titre de champion d’Europe des nations conquis en 1968 avec notamment Gianni Riva, à la Coupe du monde 1982, qu’il partagea avec Paolo Rossi, sous les ordres d’Enzo Bearzot. Une fois sa carrière achevée, à l’âge de 41 ans, en 1983, Dino Zoff embrassa le métier d’entraîneur. D’abord en charge des gardiens de buts de la Juventus, il prit en main la «vieille dame» entre 1988 et 1990. Après Turin, il prit la direction de la Lazio de Rome, d’abord sur le terrain, comme entraîneur (1990-94), avant de devenir président du club (1994-98). Dino Zoff devint même un éphémère président-entraîneur en 1997. L’aventure romaine s’acheva le 22 juillet 1998, date à laquelle Dino Zoff fut nommé entraîneur de l’équipe nationale d’Italie, en remplacement de Cesare Maldini. Pendant deux ans, il tenta d’imposer un style rigoureux à la Squadra Azzurra. La méthode essuya les sarcasmes de la part des amateurs de football. Mais, les succès aidant, Dino Zoff, 58 ans, reçut l’appui de tout le pays. Et la Squadra a disputé, dimanche face à la France, sa première finale d’une grande compétition depuis celle du Mondial 1994, perdue face au Brésil aux tirs au but.
Dino Zoff, qui a démissionné hier de son poste de sélectionneur national, fut avant tout le plus grand gardien de but de l’histoire du football italien, avant de devenir entraîneur, puis président de la Lazio de Rome. Sourcils broussailleux, regard noir et sourire rare : Dino Zoff adoptait la même attitude pour suivre les matches, qu’il soit dans la tribune officielle, comme président, sur le banc de l’entraîneur, au bord du terrain, ou bien devant une cage, comme gardien de but. Originaire de Mariano del Friuli, dans le nord de l’Italie, Zoff fit ses débuts en série A, la première division, sous les couleurs d’Udine, en 1962. Il avait à peine vingt ans. Vingt ans plus tard, il jouait toujours. Après avoir quitté l’Udinese en 1963, il fit un crochet par Mantoue (1963-1967) et s’installa à Naples (1967-1972)....
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