Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché calme à l'inertie

Le dollar est resté confiné hier à Beyrouth dans une marge très étroite tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Pourtant, le marché a manqué d’activité en l’absence d’initiatives nouvelles aussi bien à l’offre qu’à la demande du billet vert en dehors des besoins quotidiens courants des opérateurs. Cela étant, le dollar, qui a été fixé par la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, s’est effectivement négocié dans les derniers échanges interbancaires entre 1 511,00 et 1 512,00 LL, après avoir ouvert entre 1 510,00 et 1 512,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque six millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché calme et qui s’est autoéquilibré, sans aucune intervention de la BDL. Baisse du yen et résistance de l’euro À l’étranger, et en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés hier, à l’occasion de la fête nationale américaine du 4 Juillet (l’Independence Day), les autres grandes places financières internationales ont fonctionné au ralenti. Dans ce contexte, le principal événement qui a marqué la journée d’hier a été le retrait du yen face à toutes les autres grandes monnaies après la publication du rapport Tankan par la Banque du Japon éloignant les perspectives d’un relèvement des taux d’intérêt au Japon. Malgré l’amélioration de la confiance des grands entrepreneurs japonais envers l’économie nippone, soulignée dans le rapport Tankan, les signes de pessimisme montrés par les petites et moyennes entreprises ont déçu les investisseurs dans la mesure qu’ils indiquaient que le redressement de l’économie japonaise n’est pas encore achevé. Ce phénomène est venu du même coup effacer les espoirs des investisseurs envers un resserrement du crédit japonais à court terme, faisant repasser la devise nippone sous la barre psychologique des 106,00 yens pour un dollar. La Banque du Japon a noté dans son rapport de juin, publié hier, une nette amélioration du moral des entrepreneurs japonais, notamment dans la grande industrie du secteur manufacturier, à plus 3 contre moins 9 lors de la précédente enquête diffusée en mars, et ce pour la première fois depuis septembre 1997. Mais l’enquête de la Banque du Japon a relevé aussi que les entreprises moyennes prévoient une baisse de 2,1 % de leurs investissements alors qu’elles tablaient auparavant sur une hausse de 0,5 % et les petites pensent les réduire de 7,6 % (contre -6,8 %). Des opérateurs ont noté toutefois que la réunion des ministres des Finances du groupe des «Sept» (pays occidentaux les plus industrialisés) samedi au Japon serait peut-être l’occasion pour les ministres des Finances de ce groupe d’abandonner leur point de vue en faveur d’un maintien de la politique à taux zéro. De plus, les espoirs des investisseurs concernant un resserrement du coût du crédit à court terme au Japon ont également été refroidis par les déclarations du ministre des Finances Kiichi Miyazawa sur l’état de l’économie nippone. Tout en saluant les résultats de l’enquête de conjoncture Tankan de la Banque du Japon, M. Miyazawa a en effet indiqué que «nous sommes encore inquiets pour l’emploi et la consommation», après avoir demandé un peu plus tôt dans la journée à la Banque du Japon de ne pas resserrer de manière prématurée sa politique monétaire. Ailleurs, les autres devises ont évolué dans des marges étroites en l’absence de nouvelles fraîches. Mais, il n’en demeure pas moins que plusieurs analystes estiment qu’il y a toujours d’incertitude sur la situation de l’économie aux États-Unis avant la publication après-demain des chiffres sur l’emploi et les salaires américains. Cela étant, et compte tenu aussi du fait que la Banque centrale européenne (BCE) devrait laisser ses taux inchangés demain et sans doute tout l’été, tout comme la Banque d’Angleterre, le même jour, le dollar s’est finalement négocié à Londres, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9515 pour un euro contre 0,9505, la veille à New York – 1,5155 pour un sterling contre 1,5120 – 2,0555 DM contre 2,0575 – 6,8940 FF contre 6,9010 – 1,6325 FS contre 1,6310 – 2 035,00 lires contre 2 037,10 – 106,20 yens contre 105,65. Bourse de Beyrouth : effritement de la cote À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions A de Solidere et C de la Byblos Bank dans une proportion plus grande que la hausse des actions B de Solidere, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,25 % à 64,43 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,44 % à 138,68 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un volume d’affaires assez mince, ne dépassant pas quelque 39 494 actions d’une valeur globale de 93 840 dollars. Irrégularité des Bourses européennes Les places américaines étant fermées hier pour l’Independance Day, les Bourses européennes ont clôturé sur une note irrégulière au terme d’une journée dominée par la baisse des télécoms et des pétrolières, que la bonne tenue des technologiques et des automobiles a cependant compensée. La Bourse de Paris a perdu 0,21 %, Londres 0,83 %, Milan 0,19 %. En revanche, Amsterdam a gagné 0,24 %, Madrid 1,61 %, Zurich 0,5 % et Bruxelles 0,03 %, tandis que Francfort prenait au même moment 0,03 %. Les indices européens ont reflété cette irrégularité. L’Eurotop 300 paneuropéen a cédé 0,01 %, tandis que l’EuroStoxx 50 des valeurs-vedettes de la zone euro prenait 0,06 %. Le compartiment des télécoms a cédé 1,15 %, et celui des technologiques a gagné 1,42 %. La forte baisse de France Télécom et Deutsche Telekom a fait glisser tout le compartiment, après deux séances consécutives de hausse. France Télécom a perdu 3,76 %, gêné par un article des Echos, selon lequel France Télécom a perdu 1,3 milliard de francs depuis 1996 dans l’accès à Internet. Le marché s’est inquiété en outre du bon déroulement de l’introduction en Bourse de Wanadoo, le 19 juillet. La filiale Internet de France Télécom a affiché hier des pertes opérationnelles cumulées de 238,4 millions d’euros pour les trois derniers exercices. Deutsche Telekom, en baisse lundi contre la tendance, a chuté de 4,27 % sur des inquiétudes concernant une démarche de plusieurs sénateurs américains pour bloquer un éventuel rachat de l’opérateur longue distance Sprint. Les télécoms ont aussi été affectées par l’annonce d’une modification de la méthodologie de Stoxx Ltd concernant la pondération des sociétés prises en compte dans ses indices. Avec le nouveau système, qui entrera en vigueur le 18 septembre, le poids d’une société dans l’indice reflétera le nombre de ses actions effectivement disponibles plutôt que le nombre total d’actions émises. En conséquence, des groupes comme France Télécom et Deutsche Telekom, majoritairement détenus par des États, pourraient voir chuter leur pondération. Dans ce contexte d’incertitude sur les pondérations des indices Stoxx paneuropéens, le réassureur allemand Munich Re a abandonné 4,9 % et le groupe français de cosmétiques L’Oreal a rendu 3,61 %. Mais Vivendi a gagné 2,23 %. Les pétrolières ont subi de plein fouet les déclarations séoudiennes sur une augmentation de la production de brut pour faire baisser les cours. Tokyo : en baisse après le Tankan La Bourse japonaise a terminé en baisse mardi, les investisseurs ayant conclu, après un examen du tankan, que ce rapport de la Banque du Japon sur la situation économique n’apportait pas que des bonnes nouvelles. L’indice Nikkei, qui avait ouvert sur une note positive, a terminé en baisse de 144,51 points, soit de 0,82 %, à 17 470,15, tandis que l’indice pondéré Topix de la première section de la cote parvenait à maintenir une avance de 3,43 points, soit 0,21 %, à 1 606,94, nettement en deçà d’un plus haut en séance à 1 614,88. Le tankan, qui a été publié dix minutes avant l’ouverture du marché, a montré que l’indice de confiance des grandes entreprises est monté à +3, au plus haut depuis près de trois ans, après -9 en mars, et alors que des économistes interrogés par Reuters avaient tablé en moyenne sur -4. Cet indice a amené les investisseurs à craindre que la Banque du Japon ne renonce bientôt à sa politique de taux zéro. En outre, les professionnels de la Bourse ont reporté leur attention sur les informations, peu encourageantes, apportées par le tankan sur la situation des PME. «Les chiffres montrent qu’il faudra peut-être un certain temps aux PME, qui constituent une part considérable de l’économie japonaise, pour afficher une reprise susceptible de s’alimenter d’elle-même, observe Masatoshi Sato, de Kankaku Securities. Il nous faut donc d’autant plus nous orienter précisément sur certaines valeurs pour acheter de façon sélective». Sur la première section de la cote, le nombre des baisses l’emporte sur les hausses, par 696 contre 593, dans un volume encore abondant de 841,84 millions d’actions, mais inférieur à celui de 1,02 milliard atteint lundi, au plus haut depuis trois semaines.
Le dollar est resté confiné hier à Beyrouth dans une marge très étroite tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Pourtant, le marché a manqué d’activité en l’absence d’initiatives nouvelles aussi bien à l’offre qu’à la demande du billet vert en dehors des besoins quotidiens courants des opérateurs. Cela étant, le dollar, qui a été fixé par la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, s’est effectivement négocié dans les derniers échanges interbancaires entre 1 511,00 et 1 512,00 LL, après avoir ouvert entre 1 510,00 et 1 512,00 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait...