L’invasion israélienne du sud du pays a provoqué, entre autres, la fermeture de quelques écoles secondaires, faute d’effectifs. Enrôlés dans l’ALS dès l’âge de 15 ans, les garçons étaient contraints d’arrêter leurs études. Quant à ceux, qui refusaient de s’engager, ils étaient envoyés par leurs familles à Beyrouth ou à l’étranger, comme leurs aînés avant eux. Les filles, elles, n’avaient d’autre choix que de rejoindre les bancs d’un institut technique ou d’une autre école, s’il s’en trouvait dans le village, en attendant de se marier. C’est ainsi que la New Generation School, école privée de Bint Jbeil, a dû fermer ses classes secondaires en 1996, faute d’effectifs. «Alors que durant les années 80, nos élèves étaient au nombre de 1 280, nous n’en comptons plus que 137 cette année», déplore Hassan Jouni, directeur de l’établissement, se rappelant la période où trois de ses élèves avaient obtenu de brillants résultats au baccalauréat. Quant à l’École secondaire publique de Alma el-Chaab, elle n’a pas de local, mais les cours sont dispensés aux 42 élèves les après-midi dans les classes de l’École officielle complémentaire. Alors qu’à l’École secondaire publique de Rmeich, les classes ont toutes été maintenues, «mais les filles sont nettement majoritaires dans les classes secondaires, remarque le directeur de l’établissement, Georges Choufani, vu que beaucoup de jeunes gens ont intégré les rangs de l’ALS, ou sont partis vers la ville».
L’invasion israélienne du sud du pays a provoqué, entre autres, la fermeture de quelques écoles secondaires, faute d’effectifs. Enrôlés dans l’ALS dès l’âge de 15 ans, les garçons étaient contraints d’arrêter leurs études. Quant à ceux, qui refusaient de s’engager, ils étaient envoyés par leurs familles à Beyrouth ou à l’étranger, comme leurs aînés avant eux. Les filles, elles, n’avaient d’autre choix que de rejoindre les bancs d’un institut technique ou d’une autre école, s’il s’en trouvait dans le village, en attendant de se marier. C’est ainsi que la New Generation School, école privée de Bint Jbeil, a dû fermer ses classes secondaires en 1996, faute d’effectifs. «Alors que durant les années 80, nos élèves étaient au nombre de 1 280, nous n’en comptons plus que 137 cette...
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