Ceux qui me lisent depuis disons un certain temps, se souviennent, peut être, qu’un jour je les avais mis au courant d’un horrible cauchemar que j’avais fait: je m’étais mis à écrire mon billet hebdomadaire mais, horreur, ma page demeurait désespérément vierge. Pas le moindre morceau de vers ou de jeu de mots. La Totale, en quelque sort. Je me voyais déjà au chômage lorsque le réveil me ramena à une réalité beaucoup plus rassurante. Mais, depuis peu, je ne me sens plus rassuré. Plus du tout. Car le cauchemar en question est sur le point de devenir réalité. De quoi pourrais-je vous parler si la situation qui prévaut dans le choix des programmes de télé se poursuit? Devant l’abondance des retransmissions sportives, je vais être contraint, un jour ou l’autre, de consacrer l’essentiel de mes commentaires aux formes arrondies – non pas celles de présentatrices, puisque j’en ai déjà fait le tour – mais des balles et ballons. Ah, ce velouté de la balle de tennis. Cette pointe coquine du ballon du foot américain. Que dire de la dureté du ballon de foot européen? Et de la légèreté apparente de celle du basket? Il y aurait là de quoi écrire des poèmes. Je me vois commentant, à l’avenir, la longueur des jupettes de la Pierce ou de la Mauresmo, la qualité du tissu des shorts d’Agassi et, pourquoi pas, la majesté des cuisses de Sampras. Qui pourrait m’en vouloir de comparer la coupe des combinaisons de Schumacher à celles de Villeneuve et de trouver très «hard» les tenues de Coult... hard. Il faut de tout pour faire un monde. En ce moment, il faut beaucoup de sport pour faire de la télévision. Alain PLISSON P.S. J’ai gardé le titre original du film de Lindsay Anderson car le titre français Le prix d’un homme ne correspondait pas à mon propos.
Ceux qui me lisent depuis disons un certain temps, se souviennent, peut être, qu’un jour je les avais mis au courant d’un horrible cauchemar que j’avais fait: je m’étais mis à écrire mon billet hebdomadaire mais, horreur, ma page demeurait désespérément vierge. Pas le moindre morceau de vers ou de jeu de mots. La Totale, en quelque sort. Je me voyais déjà au chômage lorsque le réveil me ramena à une réalité beaucoup plus rassurante. Mais, depuis peu, je ne me sens plus rassuré. Plus du tout. Car le cauchemar en question est sur le point de devenir réalité. De quoi pourrais-je vous parler si la situation qui prévaut dans le choix des programmes de télé se poursuit? Devant l’abondance des retransmissions sportives, je vais être contraint, un jour ou l’autre, de consacrer l’essentiel de mes commentaires...
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